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Rapports selon les archives disponibles :                        

De 1839 à 1883 (moins 1841/44/47/50/52/53/57/70)                     

De 1904 à 1923 (moins 1916/18/19) - De 1933 à 1937                           

 

Décisions du Conseil Général concernant la commune de Langon et éventuellement les communes environnantes, ainsi que le chef-lieu de Canton, Redon, et le Département selon l'intérêt ou les particularités spécifiques ou originales, ainsi que l'impact local ou régional entre autre sur les différentes voies de communication.

Chronologie

Années :


1839

- Cadastre :

"…Le Conseil avait voté en 1838, pour 1839,…Le Conseil vote un centime extraordinaire additionnel à la contribution foncière, devant produire 19.000 fr.

Cette allocation sera employée, conformément à la demande de M. le Directeur, à faire un cadastre parcellaire de la commune de Rennes… et à refaire celui de la commune de Langon, arrondissement de Redon, et aussi à terminer le cadastre de Fougeray, seule commune en arrière."

- Facteurs ruraux :

"…Le Conseil appelle l'attention de M. le Préfet et de l'administration supérieure sur le service des facteurs ruraux…

Il demande qu'un service quotidien soit créé dans les communes de Bains, Messac… Langon,…."

- Poids et mesures

"Le conseil d'arrondissement de Redon demande qu'avant la mise à exécution de la loi du 4 juillet 1837, sur les poids et mesures, on remplace dans les moulins à vent la balance dite romaine par le levier ou bascule employé dans les bureaux de messageries..."

- Rénumérations des instituteurs :

"Les conseils d'arrondissement de Saint-Malo, Redon et Montfort, demandent que le sort des instituteurs primaires dans les campagnes soit amélioré.

Le Conseil d'arrondissement de Rennes demande en outre que le minimum du traitement des instituteurs soit porté à 300 fr. Le vœu des arrondissements de Saint-Malo, Redon et Montfort est en partie exaucé par suite de l'augmentation de 2,258 fr. au budget de 1840, sur le budget de 1839, pour encouragements aux instituteurs nécessiteux et distingués..."

- Projet de transport fluvial :

"Le Conseil décerne acte de la communication qui lui a été faite du rapport de M. l'ingénieur en chef Robinot, sur l'état de la navigation dans le département, et témoigne ses regrets de ce que l'entreprise du bateau à vapeur de Rennes à Redon n'ait pas réussi."

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1842

-  Prison à Redon :

"…Le Conseil alloue la somme de 100 fr. pour traitement de l'aumônier de la prison de Redon en 1842"  

- Aménagement sous-préfecture : 

"Le Conseil alloue la somme de 150 fr., pour construction d'un cabinet de latrines pour le service des bureaux, à l'hôtel de la sous-préfecture de Redon, et à placer dans la cour située entre le bâtiment des bureaux et le jardin..."


1843

- Jury :

"…Le Conseil arrête comme suit la liste du jury d'expropriation dans le département pour 1843 :

  • Arrondissement de Redon :
    • De la Hardrouyère (Isidore-Emile-Aimé), propriétaire, Langon
    • Gaultier (Louis-Marie), notaire et Maire, Langon
    • Gaultier Clément, propriétaire, Langon

- Chemin départemental :

"…Le Conseil refuse, pour le même motif (l'état des finances ne permettant pas d'ouvrir de nouvelles routes), de faire droit à la demande du conseil d'arrondissement de Redon, d'un chemin départemental pour le passage de Beslée, et qui traverserait les communes de Brain, Langon, Pipriac, Saint-Seglin et Maure.

Rejette aussi, par les mêmes motifs, la demande du conseil d'arrondissement de Redon, de racheter le droit de péage du pont de Guipry, les communes de Guipry et Messac n'ayant même pas encore payé la subvention pour laquelle elles devaient contribuer à ce pont…"

- Aménagement sous-préfecture : 

"Le Conseil alloue la somme de 315 fr. 63 c. pour l'établissement d'un cabinet de latrines et de treillages à la sous-préfecture de. Redon, dépense déjà votée pendant la session de 1842..."

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1845

- Projet de nouvelles voies de communications :

Chemin n° 26, de Châteaubriant (Loire-Inférieure ) à Redon, par Fougeray.

"Ce chemin partirait, sur notre département, de la limite de la commune de Sion (Loire-Inférieure), couperait la route royale n° 137, de Bordeaux à Saint-Malo, au lieu dit la Belle Étoile, passerait par la ville de Fougeray, par le bourg de Langon, et se terminerait au nord du bourg de Renac, sur la route royale n° 177, de Caen à Redon.

La longueur de ce prolongement serait de 25,130 mètres. Les dépenses à faire sont évaluées 137,726 fr. 50 c., — soit 5 fr. 48 c. par mètre courant. L'exécution de celte ligne offrirait peu de difficultés, si ce n'est dans les marais de Sainte-Anne,et surtout dans ceux de Langon, où de fortes digues et des ponts deviendraientnécessaires.

Les communes intéressées sont favorables au tracé, à l'exception de celle de Fougeray, qui demande qu'on passe par le Port-de-Roche, pour éviter les marais de Langon. — Le conseil d'arrondissement de Redon ne se prononce ni sur l'une ni sur l'autre direction ; il s'en rapporte au Conseil général. Votre commission, déterminée par la question de diminution de parcours, qui sera de 2,400 mètres, vous propose l'adoption du projet tel qu'il est présenté.

Le chemin, ainsi classé, prendrait le n° 26, et le nom de chemin de Châleaubriant a Redon.

Chemin n° 27, de Guémené (Loire Inférieure) à Pipriac.

Ce chemin fait suite à celui classé dans la Loire-Inférieure, de Blain au bac de Beslé. — Il a pour but de mettre en rapport le département de la Loire-Inférieure et celui d'Ille-et-Vilaine, qui manquent de communication sur ce point, et de relier les arrondissements de Redon et de Montfort par une ligne allant du sud au nord. Dans l'état actuel, faute d'un chemin dans cette direction, les habitants de ces deux arrondissements ne peuvent établir de relations qu'en passant, soit par Rennes, soit par Saint-Jouan (des Guérets?), Saint-Méen ou Guer. Aussi le besoin impérieux d'une voie de communication qui couperait les deux arrondissements par le milieu a-t-il déterminé plus de trente communes, qui sont intéressées à cette ligne centrale, à demander avec instance l'exécution du chemin de Guémené à Pipriac, et son prolongement par Maure et Plélan.

l'étude de cette ligne a été faite pour la partie comprise entre Beslé (Loire-Inférieure) et Pipriac. Cette partie aurait 13,380 mètres de longueur. — La dépense qu'entraînerait son exécution serait de 72,142 fr. ; — soit 5 fr. 39 c par mètre courant. Le chemin passerait à un kilomètre environ à l'ouest du bourg de Langon, par les villages de la Bouzais*, de Bolac* et du Bot, sur une partie du territoire de Saint-Ganton, sur celui de Sainl-Just, et arriverait enfin au bourg de Pipriac. (*Louzais, de *Balac bien entendu...)

Votre deuxième commission, reconnaissant l'extrême importance de cette ligne, vous propose son classement depuis Beslé jusqu'à Pipriac, sauf à prolonger ultérieurement le chemin de ce dernier point vers Dinan.

Cette ligne prendrait le n° 27 et le nom de chemin de Guêmenè à Pipriac.

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1848

SÉANCE DU 29 NOVEMBRE 1848.

Commission des vœux.

      Le Conseil arrête comme suit le sectionnement des cantons :

          ARRONDISSEMENT DE REDON

      Redon,4 sections. 1. Redon; 2. Brain ; 3. Bains (chef-lieu du vote), Renac ; 4. Langon

- Projet de nouvelles voies de communications (suite au projet de 1845) : Où l'on s'aperçoit, une fois de plus que les études prennent beaucoup plus de temps que l'exécution des projets -

Chemin n° 26, de Châleaubriant à Redon, par le Grand-Fougeray.

"Une rectification à la ligne arrêtée en 1846 par le Conseil général vous est proposée. Elle consisterait à abandonner le passage par les marais de Sainte-Anne et de Langon, pour suivre un autre tracé aboutissant au port de Roche, sur la Vilaine.

Ce dernier projet présente une économie considérable sur le premier; il permet d'établir la route sur un fond solide, tandis que l'autre direction, par les marais, aurait entraîné des dépenses considérables.

Les communes, le conseil d'arrondissement et M. le Préfet appuient ce changement, dont votre commission vous propose l'adoption. »

Le Conseil adopte ce changement.

Chemin n° 27, de Guémené à Pipriac.

Deux lignes vous sont proposées sur la commune de Langon. D'après le classement fait en 1846, on devait suivre le tracé bleu, à un kilomètre à l'ouest du bourg, par les villages de La Bonzais*, de Bolac* el du Bot. Depuis lors, une nouvelle ligne a été étudiée par les agents voyers, qui lui donnent la préférence; elle est plus courte, les pentes en sont plus convenables et la dépense en serait moins forte que celle du tracé bleu. (*Louzais et Balac)

Le Préfet donne la préférence au tracé rouge, mais, la commune de Langon el le conseil d'arrondissement n'ayant pas élé consultés, il vous propose d'ajourner la décision à l'année prochaine. (!!! NDLR)

Voire commission est d'avis de cet ajournement. » - Cet ajournement esl adopté.

 

- Exportation des châtaignes :

M. De Réchenec donne connaissance du voeu émis par le conseil d'arrondissement de Redon pour que l'exportation des châtaignes ne soit pas interdite.

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1849

BUDGET DEPARTEMENTAL - 1849

- Quelques lignes de dépenses particulières de l'époque -

- Où l'on constate que chaque arrondissement avait ET son Tribunal ET sa Maison d'Arrêt ET sa Sous-Préfecture -

  • Entretien Tribunaux de Rennes - St Malo - Fougères - Vitré - Redon - Montfort.
  • Idem pour les Maisons d'Arrêt.
  • Idem pour les Sous-préfectures.
  • Primes pour la destruction des loups.
  • Primes aux agents qui constateront la divagation de chevaux entiers.
  • Transport de voyageurs indigents.
  • Frais de transport, en 1847, du nommé Le Coublet, vagabond.
  • Remboursement de frais d'entretien des enfants de femmes détenues, accouchées à la maison centrale de Vannes,
  • Solde de la dépense des enfants trouvés dans l'arrondissement de Rennes,
  • Indemnité pour la propagation de la vaccine
  • Secours pour le traitement des indigents attaqués de maladies syphilitiques ou psoriques (la gale - NDLR)
  • Secours pour le traitement d'enfants teigneux indigents
  • Dépenses des enfants trouvés (allocation à la décharge des communes)
  • Gratifications pour belles actions

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1851

SÉANCE DU 6 SEPTEMBRE 1851

(Où la décision semble enfin prise de faire passer la route avec un pont à Port-de-Roche et non  dans les marais sur une ligne droite allant directement du bourg de Sainte Anne à celui de Langon.)

Chemin n° 26, de Châteaubriant à Redon.

Le Conseil général, dans sa session de 1845 pour 1846, classa sous le n° 26 un chemin de Châteaubriant à Redon par Fougeray et Langon. Il indiqua qu'entre ces deux points on suivrait la ligne des marais de Sainte-Anne.

Dans sa session de 1848 pour 1849, une rectification fut proposée au Conseil général; elle consistait à' abandonner le passage par les marais de Sainte-Anne et de Langon pour suivre un autre tracé aboutissant au Port-de-Roche-sur-Vilaine. ... Cette rectification fut adoptée, parce qu'il fut avancé qu'elle présentait une économie considérable sur le premier tracé par les marais de Sainte-Anne. Les communes, le conseil d'arrondissement et M. le préfet appuyaient ce changement.

Cette rectification a donné lieu à des réclamations. Les communes de Langon et de Fougeray l'ont soutenue ; la Chapelle-Sainte-Anne et la commune de Renac ont demandé le rétablissement du premier tracé par Sainte-Anne.

Le conseil d'arrondissement, revenu sur son premier avis a, dans sa dernière session, appuyé le tracé par Sainte-Anne.

M. le préfet vous propose de maintenir le tracé par Port-de-Roche.

Dans cette position, la majorité de votre commission, après avoir long-temps varié sur la décision à prendre :

Considérant que les communes de Langon el de Fougeray, les plus intéressées, ont demandé le maintien du dernier classement par Port-de-Roche;

Considérant qu'à son avis il est, dès-ici, suffisamment établi que le tracé par la Chapelle-Sainte-Anne ne peut être suivi sans exposer le département et les communes, à des dépenses considérables ;

Qu'en effet, il est difficile d'établir un chemin par un marais profond; que, d'un autre côté, l'établissement d'un pont par le tracé de la Chapelle-Sainte-Anne ne semble pas possible, le terrain qui borde la Vilaine étant mouvant;

Que le tracé par Port-de-Roche permettra d'être utilisé dans le cas même où on y jetterait un pont ; qu'en effet, l'une des culées sera assise sur un roc;

Que, d'ailleurs, là position de Port-de-Roche, où existe actuellement un bac et où aboutit déjà un chemin vicinal, est plus centrale et servira mieux les intérêts de la plupart des communes,

Est d'avis, à la majorité de sept contre cinq, de maintenir, suivant la proposition de M. le préfet, le tracé par Port-de-Roche.

Quant à la minorité de votre commission, elle a regardé le tracé par Sainte-Anne comme préférable, sous le rapport de la direction, comme beaucoup plus long, mais elle a pensé que des études suffisantes n'avaient pas eu lieu pour indiquer, tant le montant exact de chaque tracé que la dépense de l'établissement d'un pont, et elle a conclu dans l'état à l'ajournement, pour qu'il fût procédé à de nouvelles et sérieuses  études avant de statuer.

M. Marion présente des observations au Conseil ; il appuie les conclusions de la majorité de la commission. Le tracé par Port-de-Roché sert à plusieurs communes; par Sainte-Anne il ne serait utile qu'à Sainte-Anne et à Langon, et il coûterait des sommes énormes.

M. Hardoùin appuie les conclusions de la minorité de la commission. En résultat, le canton pour lequel le classement sérail fait par Port-de-Roche ne témoigne pas une grande satisfaction : il n'y a donc pas un grand intérêt. Le tracé par Langon coûtera beaucoup ; il faut donc attendre et faire étudier la question avant de classer ce chemin.

M. Léziart répond que le chemin par Port-de-Roche est classé depuis 1848.

M. de la Haye-Jôusselin adhère aux observations de son collègue M. Marion. L'honorable membre a voulu voir les lieux, il a fait procéder à un sondage dans les marais de Sainte-Anne; on n'a pu en trouver le fond. Un agent-voyer propose bien un plan qui ne s'élève pas à un prix considérable, mais il met sa responsabilité à l'abri, en disant que si l'année pendant laquelle on travaillerait à ce chemin des marais de Sainte-Anne était pluvieuse, alors il ne pourrait garantir que la somme fixée par lui ne fût pas dépassée.

M. Léziart de la Villorée : Le chemin a été classé par Port-de-Roche. On demande une modification. La commission, ayant reconnu que le passage par Sainte-Anne serait très difficile, et que surtout l'établissement d'un pont serait presque impossible, a maintenu le classement.

M. Lefas, rapporteur : La minorité a pensé qu'il fallait étudier sérieusement cette question, qui ne lui a pas semblé pouvoir être définitivement tranchée aujourd'hui. Deux classements sont proposés : la ligne bleue est la plus courte. Un agent-voyer, le sieur Toubon, affirme qu'il n'y aura entre les deux qu'une différence de 2 à 3,000 fr., et un propriétaire de ce canton s'oblige à la payer. Dans ces circonstances, la minorité proposait de renvoyer à l'année prochaine; alors on saurait au juste ce que coûterait chaque tracé, et l'on pourrait aussi avoir des documents sur la possibilité d'établir un pont à l'endroit indiqué.

Quelques membres présentent encore des observations : s'il n'y avait pas de difficulté pour la construction du chemin et du pont dé Sainte-Anne, on est d'accord pour reconnaître la ligne bleue comme plus courte. Mais il n'y a pas d'accord entre le agents-voyers. Il faudrait cependant décider une pareille question en pleine connaissance de cause. Celui qui est chargé de l'importante question des chemins vicinaux ne pouvant faire son rapport qu'à la dernière séance, chaque membre ne peut étudier les questions qui s'y rattachent. L'on ne peut vraiment s'éclairer par l'analyse des documents, dont l'élude serait nécessaire.

M. Garnier-Keruault explique comment les faits se sont passés. On a soumis à la deuxième commission un devis d'un agent-voyer, qui ne porte la différence entre les deux tracés qu'à la somme de 2 ou 3*000 fr. Le tracé par Sainte-Anne étant le plus court et le plus avantageux, la commission levait d'abord adopté. Plus tard, MM. Marion et de la Haye-Jousselin, qui ont une connaissance exacte des lieux, et qui ont même fait des études sur la nature du terrain, ayant fait connaître à la commission que lé tracé bleu traversait un marais, alors, ne tenant pas compte du dossier, nous avons maintenu le classement.

M. Bourdet : L'agent n'a pas donné l'assurance positive que l'augmentation de 3,000 fr. suffirait en toute circonstance; il a prévu le cas où les travaux pourraient exiger de plus grandes dépenses, et l'intérêt privé, qui offre 3,000 fr., ne s'engage pas à payer toute la différence dans toutes les hypothèses.

M. le président met aux voix les conclusions de la commission.

Elles sont adoptées par le Conseil.

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SÉANCE DU 1 SEPTEMBRE 1851

(Signe des temps? Alors qu'aujourd'hui la tendance est au regroupement des communes, à l'époque chacune aspirait à son autonomie; et, comme on le voit ci-dessous, Sainte-Marie et la Noë-Blanche n'étaient pas des communes à part entière. Idem pour Teillay "succursale" d'Ercé. NDLR)

…La première commission, adoptant les motifs du conseil d'arrondissement de Redon, vous propose, Messieurs, de ne pas appuyer, quant à présent, la demande de Sainte-Marie, tendant à son érection en commune séparée et distincte du chef-lieu de Bains.

Le Conseil tarde à statuer sur cette demande.

Avant de commencer son rapport sur la demande de la section de Noë-Blanche, tendant à être détachée de Messac et à former une commune distincte…

SÉANCE DU 5 SEPTEMBRE 1851

M. du Halgouët dépose le vœu suivant, tendant à ce que la navigation sur les rivières et canaux de la Bretagne soit libre et sans droits pour tous les bâtiments chargés d'engrais calcaires. La plus grande partie de nos contrées n'ont d'autres moyens de s'en procurer que par la voie de la navigation. Il serait donc utile d'appuyer ce vœu qui, je n'en doute pas, serait pris en considération par notre Gouvernement, désireux de progrès agricoles. Il aurait pour but de procurer ce précieux amendement à un prix avantageux à l'agriculture.

NAVIGATION DE LA VILAINE.

Entretien.

Malgré la réduction des fonds affectés à l'entretien de la Vilaine, MM. les ingénieurs ont pu améliorer sur quelques points l'état de celle rivière. L'approfondissement du lit entre Guipry et Redon a été continué. Un travail important a été en outre exécuté, comme essai, avec les déblais provenant de la tranchée de Codilo : c'est l'établissement d'une banquette de halage dans les marais de Redon. Cet essai a parfaitement réussi et fait désirer qu'il soit exécuté sur une grande échelle

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1854

Sur les maladies épidémiques (de l'époque) et les décès dus à ces maladies.

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1858

Sur le projet de Chemin de Fer entre Rennes et Redon.

La compagnie fait travailler un peu sur tous les points; les obstacles résultant de l'état d'indécision du tracé, sur une grande partie du parcours, ont disparu ou vont disparaître.

Le passage aux environs de Guipry est toujours indécis ; le Conseil sait qu'il s'agit d'opter entre un détour qui rapproche la ligne de Bain et de Fougeray et occasionne un allongement de plus de 9 kilomètres, ou un tracé par Boeuvres qui nécessite un souterrain dans le roc dur, un pont biais sur la Vilaine et un excédant de dépenses assez considérable. L'affaire paraît cependant sur le point de recevoir une solution, car la compagnie s'est décidée à présenter un projet par la vallée de la Vilaine, qui paraît devoir être adopté. La décision de M. le Ministre est attendue d'un moment à l'autre.

Enfin, sur les deux ou trois kilomètres avant l'arrivée à Redon, on a ajourné toute approbation jusqu'à ce qu'on soit en mesure de faire concorder les projets de la compagnie de l'Ouest avec ceux de la compagnie d'Orléans, pour le prolongement de la ligne de Nantes vers Lorient et Châteaulin.

Les conférences relatives à cet objet doivent avoir lieu prochainement

SÉANCE DU 28 AOUT 1858

... Le conseil d'arrondissement de Redon, relatifs : 1° à la rectification du coude de l'Etrier; 2° à la disparition des hauts-fonds qui se rencontrent encore dans plusieurs biefs ; 3° à l'élévation à lm 62 du tirement d'eau de la Vilaine ; 4° à la construction d'un pont à Beslé.

 

Navigation de la Vilaine

 

La Vilaine est navigable depuis Cesson jusqu'à la mer. Son parcours comprend 144 kilomètres, savoir : de Cesson à Rennes, 6 kilomètres; de Rennes à Redon, 89 kilomètres; de Redon à la mer, 49 kilomètres. De Cesson à Redon, la navigation est fluviale, mais de Redon à la mer, elle est maritime. Un chemin de halage règne le long de la Vilaine, de Cesson jusqu'à Redon. De Rennes à Redon, ce chemin est généralement en assez bon état et sans lacune.

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1859

Chemins de fer de l'Ouest

Ligne de Redon.— Le tracé de cette ligne est aujourd'hui entièrement fixé, sauf sur les 3 kilomètres à l'arrivée de Redon. Cette partie a été réservée jusqu'à la solution de la question relative à l'emplacement de la gare de cette ville, qui doit être commune aux lignes de Rennes à Redon et de Nantes à Châteaulin. Cette question, qui offre une certaine gravité pour la localité qu'elle intéresse, est toujours à l'étude.

L'administration a définitivement adopté le passage par Guipry pour la partie du tracé comprise entre Messac et Langon. Il en résultera une abréviation de parcours de près de 10 kilomètres.

La Compagnie n'a presque rien fait encore dans cette partie, sur laquelle elle a de grands travaux à exécuter, notamment le souterrain de la Corbinière. d'une longueur de 650 mètres. Les travaux sont plus avancés sur le "surplus" de la ligne; ils sont même presque achevés dans les communes de Guichen, de Saint-Senoux, de Massérac, d'Avessac et de Saint-Nicolas-de-Redon.A la sortie de Rennes, rien n'est encore fait; mais il n'y a sur ce point ni travaux d'art importants, ni terrassements considérables.

En résumé, la ligne de Redon pourrait facilement être mise en exploitation dans un délai de deux ans, si la Compagnie apportait quelque activité dans ses travaux. 11 est permis d'espérer qu'aujourd'hui que le chemin de Brest n'est plus à sa charge, elle reportera ses ressources sur les autres lignes de Bretagne et les fera avancer rapidement.

Carrières.

- La production des ardoisières du département s'élève annuellementà 20,000,000 d'ardoises ; l'arrondissement de Redon figure dans cette production pour une moitié ; les arrondissements de Rennes et de Vitré pour l'autre moitié. Le nombre des ouvriers employés par celte industrie s'élève de 450 à 500.

Les carrières des environs de Redon sont dans les mains d'associations ouvrières formées tantôt de trois, quatre ou cinq individus seulement, tantôt de quinze, de vingt ou de trente. Dépourvuesde capitaux et de connaissances commerciales, ces associations ne font que végéter; fussent-elles placées, d'ailleurs, dans les meilleures conditions, elles seraient incapables d'en profiler, et surtout de donner à leur industrie les développements dont elle peut être susceptible.

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1860

Chemins de Fer de l'Ouest

Ligne de Rennes à Redon.

C'est sur la ligne de Rennes à Redon que la Compagnie a le plus travaillé jusqu'à ce jour. La dépense prévue pour la ligne de Redon au budget général de la Compagnie, pour 1860, est de 3,000,000 fr.

Tout est préparé pour l'emploi de cette somme; mais les tempêtes qui règnent presque continuellement depuis cinq mois et la grande hauteur des eaux de la Vilaine n'ont permis d'effectuer que très-peu de travail pendant le premier semestre. Les terrassements et les travaux d'art sont très-avancés dans les communes de Guichen, de Bruz, de Saint-Senoux, de Pléchâtel, de Messac, de Langon, Pierric, Guémené, Masserac, Saint-Nicolas-de-Redon et Redon.

Les principaux travaux d'art, totalement ou à peu près terminés, sont les ponts du Boël, de Cambrée et du Don; l'on s'occupe de ceux de Langon et de Boeuvre*. Le souterrain de la Trottinais, situé en face de Bourg-des-Comptes et qui a 150 mètres de longueur, est presque achevé. L'on est en mesure d'imprimer la plus grande activité à celui de Corbinière, qui fait suite- au viaduc biais de Boeuvre et qui a 650 mètres de longueur.

- * Boeuvre : en fait, le viaduc de Corbinière -

Les projets généraux sont tous approuvés, après avoir donné lieu à de longues instructions pour la fixation du tracé à la sortie de Rennes, près le polygone de l'artillerie, dans la traverse de Redon, et sur d'autres points importants. Les règlements des indemnités de terrains ont été faits par le jury sur les communes de Rennes, de Saint-Jacques, de Chartres et de Bruz. Les enquêtes parcellaires ont eu lieu sur tout le reste de la ligne, et les expropriations sont prononcées en ce qui concerne les communes de Pléchâtel, de Messac et de Langon; elles sont sur le point de l'être pour le reste du parcours de la ligne.

Les travaux d'art, à la rencontre des chemins vicinaux et des cours d'eau non navigables ni flottables, ont été approuvés, savoir : Dans l'Ille-et-Vilaine, sur les communes de Guichen et de Saint-Senoux; Dans la Loire-Inférieure, sur les communes de Masserac et de Saint-Nicolas.

Tout me porte à croire que, dans le courant de 1863, la Compagnie aura complètement achevé ses travaux.

Maintien de l'ordre

L'emplacement et les circonscriptions des brigades n'ont éprouvé aucune modification depuis votre dernière session. Il faut excepter toutefois la brigade de Bain, qui a dû envoyer un détachement de deux gendarmes à Langon, pour le maintien du bon ordre parmi les nombreux ouvriers qu'attirent sur ce point les travaux du chemin de fer de Rennes à Redon.

Pont de Beslé

...Mon collègue de la Loire-Inférieure a fait rédiger un avant projet de construction d'un pont sur la Vilaine, au lieu dit de Beslé, à la limite des départements d'Ille-et-Vi!aine et de la Loire-Inférieure, et dans le tracé du chemin de grande communication n° 27, de Guémené à Dinan, dans l'Ille-et-Vilaine, — et n° 15, de Couëron à Beslé, dans la Loire-Inférieure.

L'ouvrage projeté doit remplacer le bac existant dont le produit brut est estimé 1,170 fr. par an. La dépense d'un pont formé de trois travées en tôle appuyées sur deux culées et sur deux piles en maçonnerie, et offrant chacune un débouché de 27 mètres, est estimée 75,000 fr.

Les ingénieurs de la Loire-Inférieure proposent deux moyens de pourvoir à cette dépense : 1° Concession d'un péage pendant 30 ans, combinée avec une subvention de 50,000 fr., à fournir comme suit : 10,000 fr. par le département de la Loire-Inférieure; 10,000 fr. par le département d'Ille-et-Vilaine ; 30,000 fr. par l'État. 2° Porter la part contributive de deux départements à 30,000 fr., en vue d'un concours de l'État pour les 45,000 fr. restants.

Le Préfet de la Loire-Inférieure est disposé à soumettre immédiatement ce projet au Conseil général de son département, et d'appuyer la seconde proposition de répartition de dépense, la part contributive de 15,000 fr. incombant à chacun des deux départements ne lui semblant pas exagérée pour un pont affranchi de tout droit de péage.

Je vous prie en conséquence, Messieurs, d'examiner d'urgence celte affaire, pour me mettre à même de renvoyer le dossier à Nantes, avant la fin de la session du Conseil général de Loire-Inférieure.

Foires

Conformément aux conclusions de sa troisième commission, le Conseil n'est pas d'avis d'admettre la demande d'une foire dans la commune de Lanoë-Blanche*, en raison des foires importantes déjà établies dans plusieurs localités environnantes.           - *En même temps pour l'orthographe de l'époque - NDLR -

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1861

Chemins de Fer de l'Ouest

Ligne de Rennes à Redon. - Suite -

Les travaux de la ligne de Rennes à Redon, entamés sur toute la longueur de 71 kilomètres depuis 1859, sont activement poursuivis sur tous les points, et malgré les retards qui sont résultés des pluies de 1860 et de celles d'une partie de 1861, tout fait espérer aujourd'hui que les terrassements et les ouvrages d'art seront à peu près entièrement terminés au 31 décembre prochain.

Il ne reste plus qu'à finir les ouvrages suivants :

Le souterrain de la Trottinais, de 175 mètres de longueur, est en quelque sorte terminé;  le souterrain de Corbinière, de 628 mètres de longueur, est ouvert en petite section d'un bout à l'autre, et l'on procède actuellement à l'élargissement définitif : cet ouvrage sera probablement terminé dans les premiers mois de l'année prochaine; le viaduc de Corbinière, sur la Vilaine, à l'entrée du souterrain du même nom; il a sept arches de 12 mètres 40 d'ouverture chacune, suivant le biais, et il est très-avancé : les voûtes de ce viaduc, qui aura une hauteur totale de 17 mètres 60 au-dessus de l'étiage de la Vilaine, seront toutes fermées à la fin du mois;

Le pont de Langon*- *Pont de Droulin (NDLR) -, qui doit franchir la Vilaine près du bourg de ce nom , est moins avancé; on espère cependant pouvoir en fermer les voûtes avant la mauvaise saison , nonobstant les difficultés résultant de la hauteur inaccoutumée des eaux de la rivière; le nombre et l'emplacement des stations de la ligne de Rennes à Redon ont été récemment déterminés, après l'accomplissement de toutes les formalités d'enquête, par une décision ministérielle du 30 juillet dernier. Les stations proposées par la Compagnie étaient au nombre de trois, sur toute l'étendue du département d'Ille-et-Vilaine : la première devait être placée à Bruz, la deuxième à Bourg-des-Comptes et la troisième à Messac. J'ai insisté de tout mon pouvoir, avec la commission d'enquête, pour rétablissement de deux nouvelles stations, savoir : l'une à Macaire, entre Bourg-des-Comptes et Messac, et l'autre à Port-de-Roche (Fougeray-Langon - NDLR) -, entre Messac et Beslé, première station de la Loire-Inférieure.

J'ai la satisfaction d'annoncer au Conseil que mes instances ont été couronnées de succès. Ces deux stations ont été admises par l'administration supérieure. Moyennant cette addition, les intérêts du département se trouveront, sous tous les rapports, parfaitement desservis. La Compagnie a déjà commencé les travaux préparatoires pour le ballastage et la pose des voies. Elle doit adjuger prochainement les maisons de gardes et les bâtiments des stations; en sorte qu'elle espère pouvoir livrer la ligne à l'exploitation en même temps que la Compagnie d'Orléans livrera la traversée et la gare de Redon, communes aux deux Compagnies, soit vers la fin de l'été ou dans l'automne de l'année 1862, c'est-à-dire plus de dix-huit mois avant le 2 mai 4864, terme fixé par le cahier des charges.

Il est bien désirable que ces prévisions puissent être réalisées.

Chemins de grande communication n° 27, de Guémené à Dinan.

PONT DE BESLÉ

L'année dernière, j'ai entretenu le Conseil général du projet de construction d'un pont sur la Vilaine, au lieu dit de Beslé, à la limite du département d:Ille-et-Vilaine. L'ouvrage projeté doit remplacer le bac existant près du passage du chemin de fer de Rennes à Redon.

...Concession d'un péage pendant trente ans, avec des subventions à fournir par les départements d'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure et par l'Etat.

 

Chemins de grande communication n° 26, de Redon à Châteaubriant.

PONT A PÉAGE AU PORT DE ROCHE

La commission d'enquête sur les emplacements des gares de la ligne ferrée de Rennes à Redon et le conseil de l'arrondissement de Redon ont demandé une station supplémentaire au port de Roche, sur le chemin de grande communication n° 26, de Redon à Châteaubriant. Son Exe. M. le Ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, par décision du 30 juillet dernier, a approuvé le projet d'établissement des gares au port de Roche et à Macaire, mais en recommandant la confection des chemins d'accès à ces gares, et particulièrement pour la station du port de Roche, au chemin reliant cette station au chemin de grande communication n° 27, de Guémené à Dinan.

Les projets de ces travaux, ainsi que celui d'établissement d'un pont à péage au port de Roche, seront soumis au Conseil général l'année prochaine.

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1862

Chemins de Fer de l'Ouest

Ligne de Rennes à Redon. - Suite -

Les travaux de la ligne de Rennes à Redon, y compris le ballastage et la pose delà voie, sont aujourd'hui à peu près achevés. Des trains circulent, depuis le 17 juillet, de Rennes à Redon. La Compagnie de l'Ouest espère pouvoir ouvrir celte ligne, dont la longueur est de 71 kilomètres, à l'exploitation vers le commencement du mois de septembre prochain, c'est-à-dire en même temps que la Compagnie d'Orléans doit livrer au public la section de Savenay à Lorient. La ville de Rennes se trouvera donc alors mise en communication, par voies de fer continues, avec Nantes, Saint-Nazaire, Redon, Vannes et Lorient.

La Compagnie de l'Ouest aura devancé ainsi de dix-huit mois l'époque à laquelle la ligne de Redon devait être livrée, suivant les prévisions qui ont servi de base au cahier des charges et qui fixaient au 2 mai 1864 seulement l'ouverture de cette ligne. Le service de l'exploitation laissera sans doute à désirer un peu, dans les premiers temps, à raison de la précipitation apportée dans l'installation actuelle. La Compagnie ne pourra faire d'abord que le service des voyageurs, aux quatre gares intermédiaires de Bruz, de Bourg-des-Comptes, de Messac et de Beslé, et elle n'aura même, pour les premiers mois, que des bâtiments provisoires. Elle espère cependant pouvoir ouvrir le service complet, voyageurs et marchandises, dans les bâtiments définitifs, avant l'hiver prochain.

Les projets de détail des voies, des quais et des bâtiments des stations ont élé définitivement approuvés par une décision du 5 juillet 1862. Ces projets s'appliquent aux quatre stations désignées ci-dessus et a celles de Bain-Lohéac, de Fougeray-Langon et d'Àvessac, dont l'exécution est également décidée, mais qui doivent rester ajournées jusqu'au moment où les chemins qui y donneront accès auront été exécutés.

Service d'ordre consécutifs aux travaux

La situation du service de la gendarmerie, quant au nombre et à la répartition des brigades, est la même que celle de l'année dernière.

Le poste qui avait été détaché à Langon pour toute la durée des travaux du chemin de fer de Rennes à Redon a été supprimé, à partir du 10 août, attendu que la ligne est entièrement terminée et va être livrée à l'exploitation dans les premiers jours du mois de septembre.

Foires et vétérinaires

Le vétérinaire devra se rendre, sans avoir droit à des indemnités de déplacement, aux marchés les plus importantset aux principales foires des communesdu canton, à l'effet d'examiner, conformémentaux dispositions contenues dans l'arrêté général du 20 avril 1853, dont un extrait sera reproduit à la suite du présent règlement, l'état sanitaire des chevaux et du bétail exposés en vente.

Il devra, en outre, prendre note du nombre des animaux de chaque espèce amenés à la foire ou au marché, du chiffre des ventes effectuées, des prix-courants, des achats faits pour la consommation extérieure; enfin, il recherchera les causes du plus ou du moins d'activité qui aura régné sur chaque foire ou marché.

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1863

Ligne de Rennes à Redon. : accès

La ligne de Rennes à Redon a été complètement achevée en 1862, et le service de l'exploitation a été ouvert au public le 21 septembre dernier, sur les 71 kilomètres qui séparent les deux villes.

Quatre stations intermédiaires desservent cette ligne, pour les voyageurs et les marchandises. Ce sont celles de Bruz, de Guichen-Bourg-des-Comptes, de Messac et de Beslé. Trois autres stations ont été prescrites éventuellement par les décisions ministérielles des 30 juillet 1861 (Ille-et-Vilaine) et 24 juillet 1861 (Loire-Inférieure), qui ont statué sur les enquêtes relatives aux placements et au nombre des stations. Ces trois nouvelles gares ne doivent toutefois être établies par la Compagnie (à Macaire , pour Bain-Lohéac; près de Port-de-Roche, pour Fougeray-Langon, et à Avessac) que lorsque les chemins vicinaux qui doivent y aboutir auront été respectivement construits par les départements d'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure.

Ces chemins sont en cours d'exécution.

Acces routiers

Dans l'arrondissement de Redon, seront terminées dans le courant de cette année les lacunes suivantes, sur les chemins de grande communication : entre Fougeray et Langon, chemin n° 26, de Châteaubriant à Redon; embranchement du chemin n° 27, de Guémené à Dinan, vers le bac de Beslé, sur la commune de Langon.

Sur les chemins d'intérêt commun ont été construits : Le pont de Brain, sur le. chemin n° 41, de Langon à Redon, et le pont au Roux, sur le chemin n° 43, de Bain au passage de Saint-Marc.

Médailles d'honneur

Je suis heureux d'annoncer au Conseil général que, depuis sa dernière session, dix-huit médailles d'honneur ont été décernées, sur mes propositions, à des habitants du déparlement.

Les titulaires de ces médailles sont : MM. - Caillon (Léon), charpentier à Langon;

Foires

Dans l'arrondissement de Redon, le conseil municipal de Pipriac renouvelle sa demande pour la création de deux foires qui se tiendraient dans cette commune, l'une le troisième mardi de février, et l'autre le troisième mardi de juillet.

Le conseil municipal pense que l'établissement de ces foires favoriserait le développement du commerce en attirant les produits du Morbihan, qui se porteraient vers les gares de Messacet de Beslé.

SÉANCE DU 1er  SEPTEMBRE 1863.

La construction du pont de Beslé, sur la Vilaine, à la limite des deux départements d'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure,chemin de grande communication n° 27, de Guémené à Dinan, soulève aussi une objection et amène une observation très sérieuse dans les conditions nouvelles où se présente à nous le projet de ce grand ouvrage d'art. C'est, comme vous savez, un pont à péage concédé pendant trente ans. La dépense était estimée à 120,000 fr., répartie comme suit :

A la charge de l'entrepreneur du péage. 20,000 fr.

A la charge des départements de la Loire-Inférieure et de l'Ile-et-Vilaine 30,000.

A la charge de l'État 70,000 fr.

TOTAL... 120,000 fr.

Aujourd'hui, ce n'est plus cela. Le chiffre de l'entreprise n'a pas varié; il reste toujours porté à 120,000 fr.. Mais l'État, au lieu d'une subvention de 70,000 fr., n'entend plus allouer qu'une subvention de 40,000 fr., les subventions de l'État, dit M. le Ministre de l'Intérieur, ne devant pas, en thèse générale, dépasser le tiers de la dépense totale. Nous eussions certes aimé à nous trouver dans l'exception et à voir l'État tenir avec scrupule les promesses faites, sinon les engagements pris à l'égard des deux départements intéressés.

Toujours est-il qu'aujourd'hui les administrations préfectorales d'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure appellent leurs conseils généraux à élever la part contributive de chaque département de 15,000 fr. à 22,500 fr., soit une somme totale de 45,000 fr. au lieu de celle de 30,000 fr.

En présence de cette situation, votre deuxième commission a pensé que, dans le même intérêt et pour le même ouvrage d'art, d'une si haute utilité pour tout le pays, l'Ille-et-Vilaine doit faire le même sacrifice que la Loire-Inférieure. Nous avons donc l'honneur de vous proposer de porter également de 15,000 à 22,500 fr. la part contributive du département dans cette dépense de 120,000 fr., qui serait définitivement répartie comme suit: Péage pendant trente ans et subvention de l'État 75,000fr. Subvention du département de la Loire-Inférieure 22,500 Subvention du département d'Ille-et-Vilaine 22,500.

Ce vote, vous le remarquerez, nous est d'autant plus facile que nous n'avons pas en réalité de nouveaux fonds à faire pour cet objet, attendu que la subvention réclamée sera prélevée sur les fonds centralisés de la grande vicinalité. Seulement, il est bien entendu que l'État ne viendra pas l'année prochaine nous proposer de nouvelles combinaisons pour nous demander de nouveaux sacrifices. Nous sommes arrivés à la limite extrême de nos concessions.

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1864

Chemins de Fer de l'Ouest

Il ne reste plus de lignes en construction dans le département d'Ille-et-Vilaine. Voici d'ailleurs, au point de vue de l'exploitation, la situation particulière des lignes de Rennes à Redon

Terrassements. — Les terrassements se sont généralement bien maintenus. Les pluies de l'automne et les dégels de l'hiver ont occasionné, sur plusieurs points des lignes de Brest et de Redon, quelques tassements et éboulements qui ont été réparés sans retard.

Ouvrages d'art. — Les ouvrages d'art se sont maintenus en bon état.

Clôtures. —Elles sont en bon état sur la ligne de Redon. On a complété les clôtures définitives des gares en aval de Rennes.

Voies et croisements. — Sur la ligne de Redon, la voie est bonne.

Stations.— Les maçonneries des nouveaux aménagements de la gare de Rennes sont terminées. Il ne reste plus à couvrir que deux bâtiments. On a commencé les terrassements et les maçonneries des gares de Bain-Lohéac et de Fougeray-Langon et creusé un puits à la station de Bruz.

Les travaux doivent être considérés comme terminés dans le département d'Ille-et-Vilaine.

1864 : Inauguration de la Gare de Fougeray-Langon - 1964 : Centenaire

Divers travaux

Les principales entreprises terminées ou en cours d'exécution sont :

Dans l'arrondissement de Redon :

L'achèvement de la lacune* existant entre Port-de-Roche et Langon, sur le chemin de grande communication n° 26, de Redon à Châteaubriant.

L'achèvement de la lacune* de Beslé, dans la commune de Langon, sur le chemin de grande communication n° 27, de Guémené-Penfao à Dinan.

Sur le chemin n° 41, de Langon à Redon.

 

* Lacune : ici partie défectueuse de la route ou du chemin inhérente à des zones marécageuses.

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1865

Chemins de Fer de l'Ouest (suite)

Les différentes lignes qui forment dans le département d'Ille-et-Vilaine le réseau des chemins de fer actuellement concédés, sont complètement terminées et livrées à l'exploitation.

— Ces lignes, au nombre de quatre, ont été ouvertes successivement, savoir: La lère, de Laval à Rennes (dernière section de la ligne de Paris), le 27 avril 1857; la 2d, de Rennes à Redon, qui a mis le département en relation directe avec Nantes, Lorient, Saint-Nazaire, le 21 septembre1862; la 3me, de Rennes à Guingamp, le 7 septembre 1863; enfin la 4me, de Rennes à Saint-Malo, le 27 juin 1864.

Sur la ligne de Redon, le passage dans les marais s'est assez bien maintenu. L'adoucissement des talus de la tranchée qui précède le tunnel des Corbinières serait désirable, dans l'intérêt de la sécurité du service, que menacent les chutes de blocs. L'attention delà Compagnie a été appelée sur ce point, qui est, dès à présent, l'objet d'une surveillance incessante.

Passages à niveau. — Les passages à niveau sont bien entretenus. Le service s'y fait d'une manière satisfaisante. On a placé des barrières de sûreté devant les maisons de gardiens.

Gares et stations. — Sur la ligne de Redon, on a mis en exploitation, dans l'intérêt de l'agriculture, le port sec de Lormandière, et livré à l'exploitation, ainsi qu'au service de la petite vitesse, les gares de Bain-Lohéac, de Fougeray-Langon et d'Avessac.

Signaux.  — Les signaux fonctionnent bien. On a installé partout où cela était nécessaire des sonneries électriques.

Résumé du trafic.—Enfin,le relevé du trafic, opéré dans chacune des gares du département,donne pour 1864 les résultats suivants :

CHEMINS DE FER DE L'OUEST.

DÉPARTEMENT D'ILLE-ET-VILAINE.

Résumé du trafic en 1864

Navigation de la Vilaine. (Depuis Pont-Réan jusqu'à Redon).

Fréquentation. — Le tonnage transporté sur la Vilaine inférieure en 1864, s'est élevé à 61,020 fr. En 1863, il avait atteint 65,656 fr. Le chemin de fer de Rennes à Redon ne paraît pas, jusqu'à présent, avoir exercé une influence sensible sur le mouvement de la navigation.

Assainissement des prés-marais bordant les rivières de Vilaine et de l'Oust.

Les propriétaires de ces prés ont été organisés en syndicat pour l'exécution des travaux d'assainissement de ces marais qui présentent une surface d'environ 1,300 hectares, dans les communes de Fougeray, de Langon, de Bain, de Renac, de Redon et de Bains.

PONT DE BESLE

...Il appuie le voeu du Conseil d'arrondissement de Rennes, recommandant à l'administration de veiller à l'exécution ponctuelle du tarif au bac de Beslé et de hâter, autant que possible, l'exécution du pont qui doit remplacer ce bac et qu'ont rendu nécessaire les gares de Beslé et de Langon.

PONT de PORT-DE-ROCHE... OU SAINTE-ANNE

- Suite des tergiversations... qui ne seront pas prises en considération -

Un membre insiste sur le voeu déjà émis par lui dans la deuxième commission, tendant à obtenir que le pont que l'on doit établir sur la Vilaine, au lieu dit Port-de-Roche, soit reporté un peu plus loin, sur une ligne droite à tirer entre l'église de Sainte-Anne et la gare de Fougeray-Langon. - Ce pont porterait à l'avenir le nom de pont de Sainte-Anne, et serait relié à Sainte-Anne d'une part et à la gare d'une autre par un chemin d'intérêt commun.

« Ce pont, dit-il, est réclamé avec instance par la population de plusieurs communes, surtout depuis la création de la gare de Fougeray-Langon. Il abrégerait le parcours de la route de Sainte-Anne de plus de 311 mètres, et de Fougeray à Langon de 2 kilomètres. Son établissement ne coûtera pas plus cher à Sainte-Anne qu'au Port-de-Roche, par les motifs que la rivière est moins large à Sainte-Anne qu'au Port-de-Roche et qu'elle est moins profonde de moitié et que le sol en est aussi solide. - La Vilaine, en effet, a 52 mètres de large à Sainte-Anne ; elle en a au contraire 75 à 80 au Port-de-Roche. Elle a à peine 3 mètres de profondeur moyenne à Sainte-Anne, tandis qu'elle en a 6 au Port-de-Roche.» A Sainte-Anne, le fond de la rivière, sur la rive droite, présente un terrain solide, et sur la rive gauche un sol de roc et de gros gravier, et se trouve encore, sous ce rapport, dans des conditions aussi favorables qu'au Port-de-Roche. - La construction d'un pont à Sainte-Anne entraînera nécessairement l'établissement d'un chemin d'intérêt commun de l'église Sainte-Anne à la gare de Langon et vice versa, car la construction du chemin appelle l'établissement du pont; il sera moins long et moins dispendieux à établir que celui qu'il faudrait créer pour rattacher Sainte-Anne au Port-de-Roche lui-même. Une fois le chemin et le pont en question terminés, on pourrait classer de grande communication le chemin de Fougeray à la gare de Langon par Sainte-Anne, et le chemin du Port-de-Roche deviendrait un simple chemin d'intérêt commun; le département et les communes y gagneraient encore. »

Ardoisières en Ille-et-Vilaine

Tableau (une partie) récapitulatif par commune des ardoisières du département d'Ille-et- Vilaine, en juin 1864 et en juin 1865 -

- Comme on le voit pour Bains, le nombre de carrières et d'ouvriers baissent inexorablement. On constate malgré tout, que la production est encore importante -

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1866

Chemins de Fer de l'Ouest

Ligne de Redon. Les talus des tranchées de Boeuvres et de Corbinières ont été l'objet de travaux de terrassements considérables. Il a fallu les adoucir d'une manière convenable. La sécurité de ces passages a été assurée par des murs de soutènement et des pierres. - Dans les marais aux abords de Redon, les eaux se sont maintenues pendant longtemps au-dessus des clôtures. Mais il n'en est résulté dans les remblais aucun tassement appréciable. — On construit au pied du talus de déblai de la tranchée de Boeuvres des murs de soutènement en maçonnerie de mortier. Les talus de la tranchée de Corbinières sont soutenus à leur pied par des arcades en maçonnerie au-dessus desquelles on établit des pierres également maçonnés. A la fin d'octobre 1865,. après des pluies torrentielles,les eaux débouchant du tunnel de Corbinières ont renversé sur 30 m. de longueur le mur de soutènement à pierres sèches du chemin de halage de la Vilaine aux abords du viaduc de Corbinières. Le projet que la Compagnie a présenté pour la construction en maçonnerie de cet ouvrage, a été approuvé par une décision ministérielle du 25 juin 1866. Les travaux sont en cours d'exécution. — La Compagnie a fait en outre au-dessus du tunnel les travaux nécessaires pour le détournement des eaux.

...M. le Commandant de la gendarmerie me signale la nécessité de la création d'une brigade à pied à la station de Messac pour la surveillance des voyageurs qui empruntent la ligne de fer de Rennes à Redon ; cette création me paraît motivée.

 

PONT DE BESLE

Les principaux travaux achevés en 1865 ou qui se trouvent en cours d'exécution, sont :

Pour les chemins de grande communication / 5e Dans l'arrondissement de Redon :

La construction du pont de Beslé et des terrassements et empierrements aux abords, dans la commune de Langon, sur le chemin de grande communication n" 27, de Guémené.

 

PONT DE PORT-DE-ROCHE

 

        Changement de direction du chemin n° 26.

...Enfin, j'ai fait étudier avec le plus de soins et de détails possibles le changement de direction du chemin de grande communication n° 26, par Sainte-Anne et les marais de Langon, et par suite l'emplacement du pont projeté sur ce chemin, à l'endroit où il franchit la rivière de Vilaine.

De ces études résultent les faits suivants :

Le parcours entre Fougeray et la gare de Langon, qui est de 10,130m, serait diminué de 860m. Mais on abandonnerait une longueur de chemin fait de 8,000m environ.

La dépense du nouveau chemin et du pont serait de 233,195*

La dépense par le port de Roche, direction actuelle du chemin, serait de 112,066

DIFFÉRENCE en plus 124,225*

Un pareil excédant de dépense résout à lui seul la question. Je ne pense pas qu'il soit possible d'adopter cette direction.

De nombreuses discussions - dont je vous épargne les détails - pour un pont face à Sainte-Anne ou par Port-de-Roche, auront encore lieu, mais toujours pour la même décision finale.

PROJET CHEMIN DE FER DEPUIS LA GARE DE FOUGERAY-LANGON A CHÂTEAUBRIANT

Un membre demande que le point d'embranchement du chemin de fer projeté de Rennes à Châteaubriant, avec la ligne du chemin de fer actuellement existante, ne soit ni Rennes ni Vitré, mais la gare du Grand-Fougeray—Langon. Il demande qu'à partir de cette gare, le chemin de fer passe par la vallée de la rivière du Cher, sur le territoire de Langon, de Sainte-Anne-sur-Vilaine, le Grand-Fougeray, Sion, Saint-Sulpice-des-Landeset Saint-Aubin-des-Châteaux, pour arriver à Châteaubriant. Ce tracé se recommande d'abord par la brièveté de la ligne de fer à exécuter. En effet, par Rennes ou par Vitré, si l'on a adopté l'un ou l'autre de ces points, on aura quatorze lieues de chemin de fer à créer dans des pays montueux et difficiles, notamment du côté de Martigné-Ferchaud, pour arriver à Châteaubriant, tandis que par la gare de Fougeray-Langon il n'y a en ligne, directe, pour atteindre Châteaubriant, que sept à huit lieues, en suivant presque partout le terrain uni de la vallée de la rivière du Cher. Ainsi différence d'au moins moitié dans les frais de construction du chemin de fer par la gare de Fougeray-Langon.

SUR LES ARDOISIERES

Le nombre des ardoisières en activité s'est élevé depuis un an de 22 à 30, y compris les fouilles assez nombreuses qu'on a faites aux environs de Redon, mais qui, entre les mains d'ouvriers dépourvus de ressources, ne peuvent avoir qu'une durée fort limitée.

Sur les conclusions du même rapporteur, le Conseil adopte, en le généralisant à tout le département, le voeu du conseil d'arrondissement de Redon, tendant à prohiber les bourroirs en fer dans l'exploitation des mines et carriéres et à ce que des parapets suffisants soient établis autour des carrières abandonnées.

SUR L'EXPLOITATION DU FER

L'exploitation des minerais de fer provenant des carrières de Bains et de Corbinière* prend un grand développement; mais les exportations de ces produits ont complètement cessé par le port de Redon. Dirigés maintenant sur Saint-Nazairepar la voie ferrée d'Orléans, ils sont de là embarqués pour Cardif. Ces minerais proviennent des communes de Messac*, Fougeray, Renac et Bains ; ils alimentent aussi des hauts-fourneaux des Côtes-du-Nord et de la Mayenne.

* Carrière sur Messac au niveau de Corbinières, mais pas sur Langon.

 

TRAFIC FLUVIAL

 

Sur les conclusions conformes d'un membre de sa deuxième commission, le Conseil décerne acte à M. le Préfet de sa communication relative à la navigation de la Vilaine. Il voit avec satisfaction que le tonnage circulant sur ce cours d'eau s'est maintenu et a même progressé à côté de là voie ferrée qui lui est parallèle de Redon à Rennes. Ainsi le chemin de fer de Rennes à Redon ne semble pas avoir diminué les transports sur cette rivière. Il les empêche seulement de prendre un plus grand développement, et cet état de choses durera sans doute tant qu'on n'aura pas amélioré la navigation de la Vilaine en augmentant le tirant d'eau. - La charge moyenne des bateaux est de 40 tonnes dans les eaux ordinaires et de 60 tonnes dans les bonnes eaux.

...Il appuie également le voeu émis par le conseil d'arrondissement de Redon, tendant à obtenir l'approfondissement et le curage de la rivière entre Brain et Redon, où le lit s'est obstrué de vases aussi nuisibles à la navigation qu'à l'écoulement des eaux qui débordent dans les crues sur les terres voisines.

Fréquentation. — Le tableau ci-dessous indique pour 1865 la fréquentation sur la Vilaine, en amont de Pont-Réan :

- Document intéressant pour la nature des biens transportés (NDLR) -

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1867

Chemins de Fer de l'Ouest

En vue de faciliter les communications entre Redon et les principales communes de l'arrondissement, le Conseil exprime le voeu que les deux premiers trains montant et descendant effectuent leur croisement à Messac, au lieu de Fougeray-Langon. Il fait observer que l'inconvénient signalé dans cette mesure, en ce que le train n° 12 partirait quelques minutes trop tôt de Redon, n'est pas un obstacle suffisant à l'adoption d'une mesure aussi, avantageuse.

PORT DE ROCHE

Le bac de la rivière du Cheviré (commune de Guichen) et celui de Port-de-Roche (commune de Langon) sont affermés, le premier moyennant le prix annuel de 40 fr. et le second moyennant le prix de 520 fr. Ce dernier va être prochainement remplacé par un pont métallique, dont le projet, dressé par le service vicinal, est approuvé.

DIVERS VOEUX

Le Conseil émet le voeu que le chemin vicinal ordinaire n° 4, de Langon à Guipry, soit classé au nombre des lignes d'intérêt commun. Il désire que le projet soit établi le plus tôt possible. - Le Conseil propose de classer d'intérêt commun le chemin projeté partant de Messac, passant par Noë-Blanche, la Dominelais et se dirigeant sur le bourg de Mouais (Loire-Inférieure).

Le Conseil émet en outre les voeux suivants :

1° Qu'il soit établi, près de la gare de Beslé, un bureau de distribution de poste destiné à desservir les communes de Brain et de Langon ;

2° Que le bureau de distribution de poste de Messac soit érigé en bureau de recette.

Le Conseil, considérant l'importance d'une libre circulation sur le pont de Beslé, dans l'intérêt de l'agriculture et spécialement du commerce des bestiaux, émet le voeu qu'il soit alloué par le Conseil général une somme suffisante pour opérer le rachat du péage de ce pont.

FOIRES

Le rapporteur déclare que la commission n'est pas sympathique à la création des petites foires. Leur multiplicité favorise l'ivrognerie et dérange le cultivateur de ses habitudes de travail régulier. Le plus souvent, les petites communes qui sollicitent ces créations n'énoncent aucun motif sérieux à l'appui de leurs demandes. Par ces raisons, le rapporteur propose au Conseil de rejeter les voeux émis par les conseils municipaux de Poligné et de Langon, relatifs à l'établissement de foires dans ces communes.

Le Conseil adopte ces conclusions.

PORT DE REDON

Fréquentation. — Le port de Redonne reçoit que des navires jaugeant au plus 250 à 300 tonneaux. Ils peuvent y arriver à mer haute, avec un tirant d'eau de 2m 40 en morte-eau et de 4m en vive eau.

En 1866, le nombre des navires entrés et sortis a été de 666, dont 146 sur lest et 420 chargés. Les importations et exportations se sont élevées à 23,369 tonnes, soit à 56 tonnes par navire chargé. _ En 1865, le nombre des navires entrés et sortis avait été de 755, dont 187 sur lest et 568 chargés. Les importations et exportations s'étaient élevées à 22,487 tonnes, soit à 40 tonnes par navire chargé. Ainsi, quoique en 1866 le nombre de navires ayant fréquenté le port de Redon ait été moindre que l'année précédente, le tonnage des marchandises a été supérieur de 4 0/0. Ce résultat est assez remarquable, parce que le tonnage de 1865 excédait déjà de 36 0/0 celui de 64,qui était seulement de 16,493 tonnes.

En 1866, on a construit et lancé à Redon 12 petits navires jaugeant ensemble 1,060 tonneaux et on a fait de grosses réparations à deux navires jaugeant 103 tonneaux.

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1868

BACS et PONTS

Cette année 1868 voit la construction et l'ouverture à la circulation des deux ponts à Port-de-Roche et  Beslé. Dommage que ces compte-rendus ne précisent aucun détail technique sur ceux-ci. Et nulle part il n'est fait allusion à de quelconques inaugurations, qui eurent sans doute lieu... à défaut, avons-nous au moins notre centenaire de l'inauguration de celui de Port-de-Roche. NDLR

Chemin n° 26. — Construction du pont de Port-de-Roche,sur la Vilaine.

...Les projets des autres travaux ne sont pas encore terminés.

...Les autres bacs sont adjugés, savoir : le bac de la Rivière-au-Cheviré (commune de Guichen), moyennant le prix annuel de 40 fr. ; celui de la Bruère (commune de Saint-Malo-de-Phily), moyennant le prix de 90 fr., et celui de Port-de-Roche (commune de Langon), moyennant le prix de 520 fr. Je fais construire par le service vicinal un pont destiné à remplacer ce dernier bac. J'ai prescrit l'étude du projet d'un autre pont, à la Bruère, en face de la gare de Bain-Lohéac. Je vous soumets des propositions spéciales pour la construction de ce second pont.

...les travaux excédant 10,000 fr. ont fait l'objet d'adjudications publiques spéciales et séparées. _ Je citerai entr'autres les travaux du pont de Port-de-Roche, qui doit donner passage sur la Vilaine au chemin de grande communication n° 26, près la station de Fougeray-Langon.

...Nous avons à répartir, pour 1869, une somme de 150,000 fr.; mais, à l'heure qu'il est, 44,000 fr. sont engagés dans l'entreprise du pont de Port-de-Roche, lequel doit donner passage, sur la Vilaine, au chemin n° 26, de Redon à Châteaubriant, près la station de Fougeray-Langon. 44,000 : Ce crédit sera affecté à la continuation des travaux de construction du pont de Port-de-Roche, qui ont reçu une grande impulsion pendant le cours de la présente campagne.

Rachat du péage du pont de Beslé, sur le chemin de grande communication n° 26.

M. Joret, concessionnaire du pont récemment construit à Beslé, et sur lequel a été établi un droit de péage dont la durée était de 8 ans 10 mois et 15 jours, a proposé, l'année dernière, le rachat, de ce péage aux départements de la Loire-Inférieure et de l'Ille-et-Vilaine, moyennant une indemnité de 12,000 fr., soit 6,000 fr. pour chaque département.

Sur ma proposition, concertée avec mon collègue de la Loire-Inférieure, vous avez reconnu qu'il convenait de remettre à un an toute décision à cet égard, afin de permettre aux ingénieurs de s'assurer préalablement si le pont offrait toutes les garanties exigées par le cahier des charges sous le rapport de la solidité et de la sécurité. _  M. Joret renouvelle ses propositions, et M. le Préfet de la Loire-Inférieure, à qui j'ai communiqué cette demande, ayant pris l'avis de MM. les ingénieurs de son département, me fait connaître que l'opinion émise par ces chefs de service lève tous les doutes au sujet de la solidité du pont, en constatant que cet ouvrage d'art est, dans toutes ses parties, en bon état de conservation et d'entretien.

M. l'ingénieur en chef de ce département ne voit plus de motif d'ajournement de la transaction proposée; mais il estime que la somme demandée est beaucoup trop élevée, eu égard au produit du pont, le péage n'ayant guère donné que 1,500 à 1,600 fr. bruts depuis l'ouverture à la circulation, et il est d'avis qu'une somme totale de 6,000 fr., payée à M. Joret par les deux départements, serait largement suffisante pour le rachat du péage restant à percevoir jusqu'à la fin de la concession. _ M. le Préfet de la Loire-Inférieure m'informe, en conséquence, de la proposition qu'il soumet au Conseil général de son département, pour l'adoption de cette base et pour l'autorisation qu'il demande de traiter avec le concessionnaire moyennant la somme totale de 6,000 fr., dont 3,000 fr. payables par le département de la Loire-Inférieure et 3,000 fr. par celui d'Ille-et-Vilaine. _ Ces dispositions me paraissent avantageuses et pouvoir être acceptées. _ Je vous propose, en conséquence, de vouloir bien décider, en principe, le rachat dont il s'agit, moyennant la somme de 3,000 fr., formant la part afférente au département d'Ille-et-Vilaine.

J'ai fait figurer cette somme dans mes propositions de budget.

LA VILAINE

Le conseil réitère le voeu émis à diverses reprises, dans l'intérêt de la navigation, de l'agriculture et de la salubrité, qu'il soit procédé au curage du lit de la Vilaine et au redressement des sinuosités de cette rivière dans le bief en amont de Redon.

La reconstruction du chemin de halage de la Vilaine, aux abords du viaduc des Corbinières, est terminée.

CHEMIN DE FER

Sur la ligne de Rennes à Redon, les rails et les traverses ont été renouvelées dans le tunnel de Corbinières et aux abords, sur 700 mètres de longueur. _ Passages à niveau.—Les maisons de gardien, les barrières, le pavé et les chaussées aux abords des passages ont été entretenus convenablement et sont en bon état sur les différentes lignes; le service de ces passages se fait conformément aux règlements. _ Gares et stations. — Les bâtiments des gares et stations sont en bon état; diverses installations ont été complétées.

HARA à LOHEAC ?

Le Conseil appuie le voeu du conseil d'arrondissement de Redon pour l'établissement d'un dépôt d'étalons à Lohéac. Voeu que la situation financière du service des haras n'a pas permis d'exaucer l'année dernière.

1869 (suite) - J'ai renouvelé mes instances auprès de l'administration des haras à l'effet d'obtenir que, conformément au voeu formulé par le conseil d'arrondissement de Redon et par le Conseil général, une station d'étalons soit établie à Lohéac. En m'exprimant ses regrets de ne pouvoir donner suite à ce projet, qui ne serait réalisable qu'à la condition de désorganiser la station de Redon,ce qui jetterait une perturbation considérable parmi la clientèle habituelle de ce service, M. le Grand-Ecuyer me fait observer que si une nouvelle station pouvait être établie, elle serait d'ailleurs mieux placée à Guichen qu'à Lohéac, et qu'il se réserve d'examiner cette question en temps utile, avec tout l'intérêt qu'elle mérite.

EPIDEMIES

 

Arrondissement de Redon. — Sur les sept cantons de cet arrondissement, quatre ont été exempts de toute épidémie. _ Dans le canton de Guichen, on a signalé quelques cas de fièvre typhoïde et une épidémie de rougeole. 201 enfants, plus 15 adultes, ont été atteints de cette dernière, et 12 enfants y ont succombé, probablement par suite de complications, la bronchite capillaire* -* Définition - plus particulièrement, qui surviennent pendant cette maladie. _ On signale, dans le canton du Sel, une épidémie de variole ;147, individus, atteints, dont 132 enfants. Cinq hommes, une femme, et quatre enfants ont succombé; La, même épidémie a sévi dans le canton, de Bain, et cinq communes du canton de Redon en ont aussi été atteintes. II. y a eu dans ces cinq communes, qui sont voisines les unes des autres, 336 malades dont 117 enfants, 112 femmes, 107 hommes et le chiffre des morts s'est élevé à 34. La maladie a commencé au mois de juin et s'est arrêtée aux premiers froids.

La teigne :

Le nombre des enfants traités de la teigne, en 1867, au compte du département, est de 19. _ 8 sont sortis guéris. Il n'y a pas eu de décès. Les malades se répartissent de la manière suivante entre les arrondissements :

Rennes 3 - Saint-Malo 3 - Fougères 1 - Redon 8 - Montfort : 4 - TOTAL ÉGAL 19

 

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1869

Chemins de Fer de l'Ouest

Des ponts à bascule ont été établis dans les gares de Lormandière, de Bruz et de Guichen-Bourg-des-Comptes. Une grue de six tonnes sera en outre établie dans cette dernière gare pour le chargement des gros fûts de-cidre. _ Les installations de la gare de Messac ont été complétées par une nouvelle voie de garage de 250 mètres de longueur avec une plaque tournante. _ Dans la gare de Beslé, un abri pour les voyageurs sera prochainement construit en face du bâtiment principal de la gare.

Pendant le service d'hiver, le croisement des trains mixtes 12 et 19 a été reporté de Fougeray-Langon à Messac. _ Des billets d'aller et retour ont été établis de Guichen-Bourg-des-Comptes sur Redon d'une façon permanente, et de Redon et Avessac sur Rennes les jours de marché seulement.        

  

 Où l'on apprend que les Ponts de Port-de-Roche et de Beslé sont définitivement ouverts en libre accès à la circulation à la date du 1er Mai 1868 - On peut imaginer que s'il y eut inauguration officielle cette date semble plausible.

Port-de-Roche              

Le bac de Port-de-Roche (situé dans la commune de Langon) a été supprimé à partir du 1er mai dernier, par suite de l'achèvement du pont construit sur ce point pour le passage du chemin de grande communication n° 26.  _ Chemin n° 26. — Exécution de remblais aux abords du pont de Port-de-Roche

Pont de Beslé

Rachat du péage du pont de Beslé, sur le chemin de grande communication n° 26. _ Conformément à mes propositions, vous avez voté l'année dernière un crédit de 3,000 fr. pour la part contributive du département d'Ille-et-Vilaine dans la dépense du rachat du péage du pont de Beslé. Ce rachat a été effectué et le pont, a été livré à la libre circulation le 1er mai dernier.

Postes

Le point de départ et d'arrivée du service des dépêches de Messac au Grand-Fougeray a été transféré à la station de Fougeray-Langon. Le Conseil appuie le voeu du conseil d'arrondissement de Redon, relatif à la création d'un bureau télégraphique à Messac, aux frais des principaux négociants de cette localité

PORT DE REDON.

Le port de Redon ne reçoit que des navires jaugeant au plus 250 à 300 tonneaux. Ces navires peuvent arriver, à haute mer, avec un tirant d'eau de 2m40 en morte-eau et de 4m en vive eau. _ En 1868, le nombre de navires entrés et sortis a été de 623, dont 202 sur lest et 421 chargés. Les importations et les exportations se sont élevées à 21,287 tonneaux, soit à 50 tonnes par navire chargé.

En 1868, on a construit et lancé à Redon 5 petits navires, jaugeant ensemble 732 tonnes. En outre, 5 autres navires de divers tonnages y ont subi de grosses réparations.

Dessèchement des marais.

— Ces opérations sont rares dans le département, et depuis l'année dernière, MM. les Ingénieurs n'ont été appelés à étudier qu'une seule affaire : la réorganisation du syndicat des marais de Redon. Ce syndicat existe en vertu d'un arrêté préfectoral du 8 septembre 1863; il a fait, jusqu'à présent, peu de chose sur l'étendue de 1,500 hectares environ que présente le marais. Les intéressés pensent qu'une constitution basée sur la loi de juin 1865 est indispensable. L'affaire s'instruit.

...Enfin, le Conseil appuie le voeu du conseil d'arrondissement de Redon, relatif à un barrage projeté dans la Vilaine, dans le but d'assurer à toute heure de la marée la communication entre cette rivière et les deux branches du canal de Nantes à Brest

Santé Publique

Dans l'arrondissement de Redon, la santé publique, en 1868, n'a pas été aussi satisfaisante que pour les années précédentes. Dans le canton de Bain, plus particulièrement, l'épidémie de variole a fait, dans le second semestre de l'année, beaucoup de victimes. Pour 1,335 personnes atteintes par cette épidémie dans l'arrondissement, il y a eu 174 décès, sur lesquels 45 enfants seulement. On a remarqué aussi plusieurs cas de rougeole et de dysenterie... On mentionne, dans le rapport du conseil d'arrondissement de Redon, que dans certaines communes,presque tous les habitants considèrent encore le vaccin comme nuisible, tandis qu'ils regardent la variole comme bienfaisante, parce que, suivant eux, elle éliminerait les principes dangereux.

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1870

Pas de compte-rendu - Année de guerre.

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1871

Aménagement des quais...remis à plus tard.

3° Travaux divers d'amélioration. — MM. les Ingénieurs ont encore étudié divers autres projets ayant notamment pour objet l'amélioration de l'abreuvoir de la Vilaine, à Redon, et l'établissement de quais de chargement et de déchargement dans les ports de Pont-Réan, de Guipry, de Port-de-Roche, de Beslé, de Langon et de Brain; mais, en présence de la situation financière du pays, ils se voient obligés d'ajourner la production de ces projets jusqu'à ce que l'Administration supérieure les autorise à les lui soumettre.

Classement chemin vicinal... reporté.

M. le Président expose au conseil que la commune de Langon a demandé déjà le classement d'un chemin vicinal de la gare de Langon à Saint-Ganton, tracé qui serait très-important pour les intérêts des deux communes de Langon et de Saint-Ganton, mais qu'il n'a pas été donné suite à cette demande. — Le conseil, après en avoir délibéré, émet le voeu qu'il soit procédé à l'étude du tracé demandé.

Création d'un marché au Bourg.

Sur la proposition du président, le conseil, considérant que la commune de Langon se trouve à 22 kilomètres du marché de Redon et à 12 kilomètres du marché de Fougeray; que ces distances ne permettent pas aux habitants de tirer parti de leurs produits, émet le voeu qu'il soit établi un marché au chef-lieu de ladite commune.

Tarif du Rachat des Prestations

SÉANCE DU 6 NOVEMBRE 1871. - M. de la Durantais expose que M. le Directeur des contributions directes désire, dans l'intérêt de la confection des rôles, connaître la décision du Conseil sur les journées de prestation et sur le tarif du rachat. Le Conseil maintient les prestations et fixe ainsi qu'il suit le tarif du rachat :

        Journée d'homme 1r25 /   — de cheval 1 50 / — de boeuf 1 / — d'âne » 50 / — de petite voiture.... 1 25 / — de grande voiture... 1 75

Navigation Vilaine - Trafic

Fréquentation. — Le tableau suivant fait connaître le tonnage moyen transporté pendant les six dernières années sur la partie fluviale de la Vilaine, entre Rennes et Redon.

Année 1865   59,476 t.

    — 1866  56,079

    — 1867  50,451

Année 1868   45,632 t.

    — 1869  46,824

    — 1870  35,826

Il est impossible de nier que l'établissement du chemin de fer de Rennes à Redon n'ait occasionné une certaine réduction dans le tonnage transporté sur la Vilaine, mais le défaut de progression dans le mouvement des transports tient aussi à ce que la navigation de cette rivière n'a pas encore reçu les améliorations reconnues nécessaires. _ La charge moyenne des bateaux a été, en 1870, de 65 tonnes, et la durée des voyages entre Rennes et Redon est de trois ou quatre jours.

PORT DE REDON. - Fréquentation. — Le port de Redon reçoit des navires jaugeant au plus 250 à 300 tonnes. Ces navires peuvent arriver à haute mer avec un tirant d'eau de 2m 40 en morte-eau et de 4m en vive-eau. En 1870, le nombre des navires entrés et sortis a été de 722, dont 266 sur lest et 450 chargés. Les importations et les exportations se sont élevées à 18,552 tonnes, soit à 41 tonnes par navire chargé. En 1870, on a construit et lancé à Redon : Un trois-mâts jaugeant 465 tonnes, deux bricks jaugeant 247 tonnes — En outre, quatre navires de divers tonnages ont subi dans les chantiers de ce port de grosses réparations.

Santé Publique

Arrondissement de Redon. — Deux cantons, celui de Redon et celui de Bain, ont été affectés de variole et de fièvre typhoïde. — 27 personnes, sur 170 atteintes, ont succombé de la variole. — La fièvre typhoïde a fait périr, dans le canton de Redon, 53 habitants, et 136 dans celui de Bain. — La rougeole et la scarlatine ont été observées fréquemment et n'ont pas eu de grande gravité. C'est, du reste, un fait d'observation ancienne que les différentes fièvres éruptives s'accompagnentou se suivent souvent ; qu'il en est ainsi du croup et de la scarlatine.

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1872

Chemin de Fer Rennes Redon - Quelques statistiques :

Le chemin de Rennes à Redon a une longueur de 71 kilomètres. _ La dépense de construction s'est élevée à 19,300,000 francs, soit par kilomètre 272,000 francs. _ Une longueur de 17 kilomètres environ se trouve dans la Loire-Inférieure; le reste, soit 54 kilomètres, se trouve entièrement dans le département d'Ile-et-Vilaine. _ Il y a sur ce parcours de 54 kilomètres six gares, y compris celle de Redon. Nous donnons ci-après, pour le trafic de ces gares, un tableau analogue à celui que nous avons dressé pour les gares de la ligne de Paris à Brest.

Pont de Port-de-Roche

Le conseil réitère le voeu que des parapets soient établis sur tous les chemins vicinaux dans ces endroits escarpés, et notamment sur la rampe de Port-de-Roche à Fougeray.

        SÉANCE DU 29 AOÛT 1872. (Litige)

Pour en finir avec le pont de Port-de-Roche, nous avons deux mots à vous dire d'une requête présentée à M. le Préfet, par Mme veuve de la Fruglaye*, propriétaire à Port-de-Roche. Cette dame demande l'autorisation de poursuivre la commune du Grand-Fougeray pour obtenir le paiement d'une indemnité de 800 fr., qui lui est due pour un magasin situé à Port-de-Roche, sur le bord du chemin de grande communication n° 26, et rendu inaccessible et inserviable par suite de remblais considérables exécutés par le service vicinal aux abords du pont de Port-de- Roche. — La commune se refuse à payer le montant de l'indemnité, prétendant dégager sa responsabilité vis-à-vis Mme de la Fruglaye et la rejeter sur le département. Votre commission vicinale a pensé que les prétentions de la commune du Grand-Fougeray sont inadmissibles et ne peut qu'engager cette commune, afin d'éviter les frais d'une instance en justice, à régler au plus tôt cette affaire d'intérêt communal, puisqu'il est constant que la commune profile journellement des avantages du pont, bien que le choix de l'emplacement n'ait pas obtenu son entier agrément.

* Château de Port-de-Roche (sur Ste-Anne) :  Propriété successive des familles Lambart ou Lombart (en 1450 et en 1513), de la Grée et Kerboudel (en 1560), Dollier (en 1612), Guishardy (vers 1698 et en 1789), Grellier (en 1794), de la Fruglaye, de Gouyon de Coipel. (NDLR)

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1873

SUBVENTION

Après avoir entendu le rapport de M. le Préfet, la Commission accorde une subvention de 100 fr. à la commune de Langon, pour acquisition de mobilier scolaire. (P.S. : "Pour cent balles t'as plus rien"... il semble qu'en 1873 cela valait encore le coût! NDLR)

Pont de Beslé

M. de la Vigne donne lecture d'un rapport ainsi conçu, relativement à un projet de réparation du tablier du pont de Beslé, sur le chemin de grande communication n° 27, commune de Langon : « Votre rapporteur vous propose d'approuver le projet de réparation du pont de Beslé, sur le chemin de grande communication n° 27, ainsi que le devis des travaux urgents de ce pont, intéressant également le département de la Loire-Inférieure;qui, de^on côté, est;en mesure de fournir sa part de; la dépense. »

Foire de St-Joseph

Commune de Langon. — Cette commune demande qu'une foire qui se tient déjà en fait le 19 mars, au lieu dit la Chapelle-du-Chêne-Mort, soit définitivement régularisée. _ Les communes consultées ont donné un avis favorable. _ Le sous-préfet, le conseil d'arrondissement et la Chambre consultative d'agriculture de Redon donnent aussi un avis favorable. _ La commission, considérant que ce n'est que la régularisation d'un fait déjà existant qu'elle a demandée, propose au Conseil d'autoriser la création de cette foire.

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1874

Travaux au Bourg

« Des travaux de consolidation d'un mur de soutènement dans le bourg de Langon, sur le chemin de grande communication n° 26, sont demandés par M. le Préfet. Celte réparation est urgente pour prévenir des accidents plus importants. La dépense s'élèvera à 1,100 fr. La commune n'a aucune ressource et la fabrique ne peut y appliquer qu'une somme de 120 fr. Le mur soutient les terres aux abords de l'église. _ Le service vicinal demande que la somme nécessaire de 980 fr. soit prise sur le crédit de 3,118 fr., chap. 1er, sous-chap. 4, art. 2 du budget, sous le titre de travaux imprévus. _ Votre rapporteur, considérant qne ce travail rentre bien dans le cas prévu au budget et que ce crédit est encore entier, vous propose d'approuver la demande de M. le Préfet. »

Les conclusions du rapport sont adoptées.

Gares et Stations

Gares et stations. — A Fougeray-Langon, le hangar autorisé par décretdu 2 juillet 1872 est en cours d'exécution. Des hangars à chaux ont été construits à Messac et à Saint-Germain-sur-IUe, par la Compagnie des mines de la Mayenne et de la Sarthe.

 

Aménagements Ports

 

Ports divers de chargement. — MM. les Ingénieurs préparent les projets des quatre ports de chargement qui ont été demandés par le Conseil général, à Port-de-Roche, Beslé, Langon et Brain. Ces projets seront fournis dans le délai d'un an.

 

Vilaine - Entretien

 

TRAVAUX D'ENTRETIEN. _ Le crédit normal pour l'entretien de la partie de la Vilaine comprise entre Malon et Redon (37 kilomètres) a été fixé à 11,000 fr., soit à 0 fr. 30 c. par mètre linéaire. Il est insuffisant, parce que ce bief a des charges annuelles considérables. Ainsi, il faut enlever chaque année le cube de vase amené par les marées d'été ; il faut faire des réparations dispendieuses aux chemins de halage submersibles battus violemment par les crues d'hiver, et les nombreux ponts de halage en charpente ne peuvent se maintenir sans des dépenses importantes. Pour un bon entretien, un crédit annuel de 13,000 fr. serait absolument nécessaire.

Augmentationdu tirant de la Vilaine. —L'Administration est saisie depuis le 6 juin 1874 d'un projet montant à 80,000 fr., et comprenant toutes les dépenses à faire pour assurer, dans les mortes eaux d'été, lm62 de tirant d'eau au bief de Redon, entre Malon et Redon, et pour donner partout à la Vilaine une section capable de débiter sans inondation les petites crues d'été. Ce sera le complément définitif des travaux d'amélioration du bief de Redon, qui sont en cours d'exécution depuis quatre ans avec de petits crédits de deuxième catégorie.

 

Brain - Division de la commune en deux municipalités distinctes.

A lire sur ce sujet : Délibérations

 

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1875

SÉANCE DU 19 MAI 1875.

Classement du chemin de Musson.

Le conseil municipal de la commune de Langon, seule intéressée au changement de direction du chemin d'intérêt commun n° 41, propose, à l'unanimité, d'adopter le nouveau tracé. MM. les Agents-Voyers sont également favorables à ce changement. Il se recommande, en outre, parce qu'il offre une diminution de parcours et une économie notable dans la dépense. Le rapport de M. le Préfet conclut aussi à l'adoption du nouveau tracé.

Par ces motifs, j'ai l'honneur de vous proposer le classement de cette nouvelle direction, dite par Musson. _ Les conclusions du rapport sont adoptées.

Ports divers de chargement. — Le Conseil général a demandé l'établissement de ports à Port-de-Roche, à Beslé, à Langon et à Brain. Les projets des ports de Langon et de Beslé ont été approuvés le 11 mars 1875 par l'Administration, qui n'a pu, jusqu'à présent, allouer aucun crédit pour leur exécution. Les projets des deux autres ports seront présentés prochainement. Toutefois, il ne faut pas se dissimuler que ces travaux, quoique très-utiles, ne sont pas aussi indispensables que ceux qui ont pour objet l'approfondissement de la rivière, et que les sommes dont l'Administration a pu, dans ces dernières années, disposer en faveur de la Vilaine, sont tellement minimes qu'elles ont dû être entièrement affectées à ces derniers travaux.

MINIÈRES DE FER. _ On peut voir des dépôts considérables de minerais dans les gares de Bain-Lohéac, Messac et Fougeray-Langon, dépôts qui attestent que cette industrie conserve encore une importante activité.

L'état sanitaire du département d'Ille-et-Vilaine Quelques grippes d'un caractère grave ont été aussi signalées dans l'arrondissement de Vitré. _ L'arrondissement de Redon a été le plus éprouvé. Dans le canton de Guichen, 281 personnes ont été atteintes de la dysenterie. 74 ont succombé, et parmi elles 60 enfants. Dans le canton de Bain, de très-nombreux cas de fièvres intermittentes, attribuées au voisinage d'un étang marécageux. Sur 12,397 habitants du canton, 1,010 ont été atteints, 38 ont succombé

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1876

Projet de Constructions - Session d'Avril 1876

École de Garçons et Mairie _ les dossiers relatifs aux demandes de subventions formées pour constructions de maisons d'école et mairies, en le priant de décider dans quelle proportion il lui sera possible d'y faire droit. _ Ces dossiers, classés ci-après suivant le degré d'urgence des entreprises, sont au nombre de neuf, savoir :

Le bâtiment où sont actuellement installés le service municipal et l'école des garçons de Langon est dans un très-mauvais état ; la partie de ce local affectée à l'école est de plus tout-à-fait insuffisante pour le nombre des enfants appelés à la fréquenter ; aussi la commune, justement alarmée d'une telle situation, s'est-elle occupée, depuis plusieurs années, de la reconstruction des classes et de la mairie; par arrêté préfectoral du 3 juillet 1868, une subvention départementale de 1,000 fr. fut même allouée à cet effet; mais, par suite de la difficulté de se procurer des ressources suffisantes et de trouver un terrain convenable, l'exécution de ce projet a été ajournée.

Aujourd'hui, ces difficultés semblent vaincues, et la commune a présenté un nouveau projet dont la dépense se décompose comme suit : Acquisition de l'emplacement. l,145f » _ Montant du devis des travaux 21,236 » _ Complément du mobilier scolaire 631 »

TOTAL de la dépense 23,012 »

Pour subvenir à cette dépense, la commune a voté les ressources ci-après :

1° Produit du remboursement de la taxe des mobilisés, déduction faite d'une somme de 300 fr. prélevée pour l'achat du mobilier personnel de l'instituteur 5,390f » _ 2° Annuités recouvrées de l'imposition de 0 fr. 20 extraordinaires autorisée pour une période de dix années, !par arrêté préfectoral du 10 septembre l872 5,158 60 _ 3° Emprunt remboursable au moyen des six dernières annuités de cette imposition extraordinaire 6,000 » _ 4° Subvention précédemment accordée pour cet objet, sur les fonds départementaux 1,000 »

TOTAL des ressources 17,548' 60.

Il reste, en conséquence, à combler un déficit de. 5,463f 40 que la commune sollicite à titre de subvention sur les fonds départementaux et de l'État. _ J'estime, toutefois, qu'il y a lieu de déduire de cette somme la valeur du bâtiment actuel* que la commune a été autorisée à aliéner le 19 mars 1875. Dans son avis en date du 22 mars 1876, M. le Sous-Préfet de Redon fait observer que la vente n'a pu aboutir faute d'acquéreur; mais tout porte à croire que cette situation changera lorsque la maison projetée étant terminée, on pourra assurer à l'adjudicataire l'entrée en jouissance immédiate de l'immeuble à aliéner. Le procès-verbal descriptif et estimatif donnant à cet immeuble une valeur de. .1,000 fr., le déficit à combler à l'aide de subventions se trouve réduit à 4,463 fr. 40. Les sacrifices faits par la commune de Langon me paraissant suffisants et en rapport avec l'importance du projet, j'ai l'honneur de proposer au Conseil général de faire droit à la demande de subvention dont il s'agit, tout en tenant compte, dans la proportion à établir entre l'allocation départementale et celle à solliciter sur les fonds de l'État, de la somme de 1,000 fr. précédemment accordée pour cette construction sur les fonds départementaux.

... la commission est d'avis qu'il y a lieu de renvoyer à M. le Préfet le dossier de la demande de la commune de Langon, dont le devis lui paraît trop considérable, parce que le plan présente des prétentions architecturales absolument inutiles dans des constructions de ce genre. Il y aurait lieu d'appeler de nouveau l'attention du conseil des bâtiments civils sur le plan projeté.

* A voir où se trouvait ce bâtiment servant d'école avant la construction de la nouvelle...? NDLR

Sur l'exploitation des civelles... déjà !

...Prendre un arrêté pour empêcher la destruction de la civelle (frai d'anguille), qui s'opère sur une grande échelle dans les marais de Redon, à l'embouchure et le long de la Vilaine;

Classement Chemin de Musson - suite -

M. Guichaud, au sujet d'un projet de modification du tracé du chemin vicinal de moyenne communication n° 41, sur le territoire de la commune de Langon, fait un rapport ainsi conçu :

« Dans sa séance du 25 octobre dernier, la Commission départementale ayant déclaré d'utilité publique, dans la traverse de la commune de Langon, le chemin de moyenne communication n° 41, passant par les villages de Musson et de la Louzais, autorisa l'ouverture de l'enquête d'intérêt privé. _ C'est au cours de celte enquête que se sont produites pour la première fois quelques réclamations ayant pour objectif de faire rejeter le projet ci-dessus, admis en principe par la Commission départementale le 19 mai 1875, pour lui substituer un autre tracé, suivant la direction de Droulin et du Motais, sur le bord delà Vilaine. Bien que fort restreintes et formulées tardivement, ces réclamations ont fixé cependant notre attention, et ce n'est qu'après leur examen sur les lieux que nous les avons jugées de nulle valeur.

En effet, le tracé par Droulin est d'un parcours tout aussi long que celui de Musson et de la Louzais, d'une exécution au moins aussi coûteuse, sans avoir l'avantage de desservir un hameau quelconque; son seul mérite est d'être plus pittoresque. Il doit donc être écarté définitivement, comme n'étant d'aucune utilité pratique pour la population rurale de Langon. _ La première variante a pour but, tout en conservant au profil une pente des plus douces, d'éviter des mouvements de terre dans des schistes d'une extraction difficile. La seconde, beaucoup plus importante, abandonne la direction primitive sur une longueur de 200 mètres environ, pour venir se souder, sans intermédiaire, dans le prolongement même du chemin de moyenne communication n° 41, vers Brain et Redon, livré déjà à la circulation depuis plusieurs années. Si l'adoption de cette variante permet de réaliser un raccourcissement de 80 mètres entre Langon et Brain, elle exigera un surcroît de dépenses de 1,200 fr. au moins dans les frais de premier établissement. _ Néanmoins, en présence du voeu émis à l'unanimité par le conseil municipal, nous avons l'honneur de vous proposer, avant de procéder à la fixation définitive du tracé et conformément aux conclusions de M. le Préfet, de soumettre à de nouvelles enquêtes d'intérêt public et privé le projet de tracé en question, suivant les lignes rouges du plan parcellaire,modifiées parles deux variantes bleues ci-dessus désignées. »

Rapport sur la reconstruction du tablier du pont de Beslé :

Un projet pour la reconstruction du tablier du pont de Beslé a été adressé par M. le Préfet de la Loire-Inférieure à M. le Préfet d'Ille-et-Vilaine.

...Votre commission des chemins vicinaux croit devoir appeler votre attention sur les observations suivantes, présentées par M. l'Ingénieur agent-voyër chef. Il approuve la substitution du chêne au sapin pour la portion des madriers qui doivent être remplacés, et il eût désiré voir adopter la même substitution pour le platelage sur lequel s'effectuera la circulation des voitures. _ Le pont de Beslé a été construit en 1867. Dès 1873, le platelage a été renouvelé aux frais des deux départements intéressés. Aujourd'hui, il y a urgence de dépenser une somme de 7,000 fr. pour renouveler non seulement le platelage, mais encore les deux tiers des madriers du plancher... Cette observation est plus particulièrement applicable au pont de Beslé, sur lequel, par une précaution fondée, la circulation des charrettes chargées est interdite depuis bientôt un an, ce qui excite les justes réclamations des habitants et les porte à exprimer publiquement leurs regrets de la suppression des anciens bacs, moyen de communication des plus primitifs cependant.

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1877

Les Ports

Le Conseil général a demandé l'établissement de ports à Port de-roche, Beslé, Langon et Brain. Les projets des ports de Beslé, de Langon et de Brain (Pont-Chéant) ont été approuvés les 11 mars et 14 décembre 1875. L'estimation des dépenses s'élève à 9,500 fr. pour le port de Beslé, à 7,500 fr. pour celui de Langon et à 10,000 fr. pour celui de Brain. Aucun crédit n'a été alloué jusqu'à ce jour pour l'exécution de ces travaux. Le projet du port de Port-de-Roche (commune de Langon), situé à l'amont du pont de Port-de-Roche, a été présenté le 6 juin courant. J'ai demandé en même temps l'approbation du projet d'un autre port à établir aussi près du pont de Port-de-Roche, sur l'autre rive de la Vilaine, dans la commune de Fougeray*. La dépense est évaluée, pour le port de Port-de-Roche, à 10,500 fr., et pour le port de Fougeray, à 9,500 fr., soit ensemble 20,000 fr.

*P.S. Sainte-Anne-sur-Vilaine n'a été érigée en commune qu'en 1880. (NDLR)

MM. Lelièvre, Desmars, Guyot, René Brice et Guichaud proposent d'émettre un voeu pour l'établissement d'une cale d'embarquement au port de Guipry. _ L'importance du commerce qui se fait aujourd'hui au port de Guipry, où des livraisons considérables de grains, de pommes, de bois, de chaux, de pierres, sont faites chaque année et confiées, pour leur transport, aux bateaux affrétés dans ce but, justifie pleinement le voeu formulé par nos collègues. _ Il est d'autant plus nécessaire qu'il y soit bientôt fait droit qu'en l'état actuel des quais de Guipry, les chargements et déchargements présentent les difficultés les plus-sérieuses.

 

Écoles des garçons et des filles

 

Sur le rapport de M. Guichaud et conformément aux propositions de M. le Préfet, la Commission départementale alloue à la commune de Langon une subvention de 700 fr. pour l'établissement de cabinets d'aisances destinés à la maison d'école de garçons en cours de construction, La commune en question ayant fait des sacrifices en rapport avec l'exiguïté de ses ressources.

Le même membre lit le rapport ci-après :

« Messieurs, l'école des filles de la commune de Langon a besoin de divers objets mobiliers évalués à 75 fr., dont l'utilité est reconnue par M. l'Inspecteur d'Académie. Pour faire face à cette dépense, la commune n'ayant pu voter qu'une somme de 25 fr., par suite des sacrifices considérables qu'elle s'impose pour la construction de son école de garçons, j'ai l'honneur de vous proposer, sur l'avis conforme de M. le Préfet, de lui accorder une subvention de 50 fr., à prélever sur le reste disponible du crédit de 20,000 fr. alloué par le Conseil général pour les maisons d'école et mobiliers scolaires. » _ Les conclusions du rapport sont adoptées.

 

Jury d'expropriation.

Au nom de la deuxième commission, M. Foucqueron dépose sur le bureau les listes du jury d'expropriation pour 1878.

Ces listes sont arrêtées comme suit :

ARRONDISSEMENT DE REDON. _ Canton de Redon. _ MM. _ 1 Bauchet (Félix), propriétaire à Langon.

 

Utilisation du chemin de halage...

Dans votre session du mois d'avril dernier, vous avez émis le voeu que les habitants des communes de La Chapelle-Saint-Melaine et de Sainte-Marie soient autorisés à se servir du chemin de halage de la Vilaine pour le transport de leurs produits à la gare de Beslé et à Redon. _ MM. les Ingénieurs que j'ai consultés ne pensent pas qu'il soit possible de donner satisfaction à ce voeu, à raison de la faible largeur du chemin de halage et du peu de solidité des ponts établis sur les affluents de la rivière. Toutefois, M. l'Ingénieur en chef a exprimé l'avis que si des chemins vicinaux pouvaient être créés en vue d'abréger la distance qui sépare les communes intéressées de Beslé et de Bedon, rien ne s'opposerait à ce qu'on empruntât sur quelques points le chemin de halage de la Vilaine.

Redon : Constructions navales.

 — En 1876, il n'a été construit et lancé à Redon aucun navire.

En 1875, il avait été construit 2 navires jaugeant ensemble..216 tonneaux.

En 1874, il avait été construit 2 navires jaugeant ensemble..450 tonneaux.

En 1873, il avait été construit 4 navires jaugeant ensemble..178 tonneaux.

En 1876, il n'y a eu à Redon aucun navire ayant été l'objet de grosses réparations, tandis qu'en 1875, 4 navires, dont l'un au-dessus de 100 tonneaux, avaient subi de grosses réparations dans les chantiers du port.

 

Redon - Prison

La prison de Redon est vaste et beaucoup plus que suffisante pour le nombre des prisonniers qui y sont enfermés. Il serait sans doute possible d'installer le sous-gardien dans une des pièces du quarlier des hommes, après l'avoir aménagée convenablement. _ M. l'Inspecteur général des prisons a constaté dans sa dernière tournée que, contrairement aux règlements, le logement du sous-gardien était contigu au quartier des femmes et qu'il convenait de le déplacer. Il y aurait lieu, en conséquence, d'élever aux angles nord-est et nord-ouest des préaux nord deux petites constructions...

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1878

Établissement d'une gare de marchandises à Massérac.

Le conseil, considérant que le chemin de fer de Châteaubriant à Redon doit s'embrancher sur la ligne de Rennes à Redon, à Massérac, c'est-à-dire au débouché de la riche vallée du Don ; qu'il n'est pas rationnel que les produits du pays soient obligés d'aller chercher à Avessac ou à Fougeray-Langon leur gare d'expédition, émet le voeu qu'il soit établi à Massérac même une gare de marchandises.

Chemins de Fer

M. Desmars, au nom de la deuxième commission, fait le rapport suivant, au sujet d'un projet de chemin de fer à voie étroite ou tramway à vapeur de la gare de Langon à Saint-Sulpice-des-Landes, avec embranchement sur Fougeray :

« MESSIEURS,

La société de Marquise (Pas-de-Calais), qui vient de fusionner avec la société métallurgique de l'Ouest (Tabago, près Redon), vous a saisis d'un projet de chemin de fer à voie étroite qui de la gare de Langon se dirigerait vers Saint-Sulpice-des-Landes, avec embranchement sur Fougeray. On vous demande, en outre, une subvention pour l'établissement de cette ligne. La compagnie de Marquise a un intérêt considérable à créer des moyens de transports économiques. Pour alimenter les deux nouveaux hauts-fourneaux qu'elle va ajouter à celui qui est en feu actuellement, il lui faudra une quantité énorme de minerais qu'elle prendra aux environs de Redon, mais surtout dans les gisements si étendus et si riches du canton de Fougeray. De là, la nécessité pour elle de relier ses centres miniers par des voies économiques aux grandes lignes déjà existantes.

Elle avait le choix entre deux projets : relier Saint-Sulpice à la ligne en construction de Redon à Châteaubriant, vers Luzanger-Treffieuc, dans la Loire-Inférieure, ou, empruntant tout le parcours au département d'Ille-et-Vilaine, se rattacher, à la gare de Langon, au chemin de fer de Redon à Rennes. Ce dernier projet a prévalu, par cette raison surtout que la ligne de Redon à Châteaubriant ne sera terminée et livrée à la circulation que dans un avenir assez éloigné.

Le département concède à la société de Marquise la construction et l'exploitation d'un chemin de fer à voie étroite de 0m75 à établir sur l'accotement des routes et chemins partant de la gare de Langon (ligne de Rennes à Redon) et aboutissant au centre minier de Saint-Sulpice-des-Landes, avec embranchement sur Fougeray et l'établissement de trois stations : Fougeray, la Dominelais et Saint-Sulpice, conformément aux indications du plan fourni par la compagnie. _ La société de Marquise construira et exploitera le dit chemin aux clauses et conditions d'un cahier des charges qui sera annexé à la convention définitive. Les travaux seront terminés et la ligne entière prête à être exploitée dans un délai de dix-huit mois après la déclaration d'utilité publique. _ Il n'y aura pas de service de nuit. Tous les trains pourront être mixtes, c'est-à-dire composés de voitures à voyageurs et de wagons à marchandises. Le nombre de trains réguliers pour voyageurs et marchandises sera au moins de trois par jour et dans chaque sens. _ Il sera fait, en outre, des trains facultatifs, suivant les besoins du service. La durée de la concession est de cinquante ans à partir du jour de la mise en exploitation.

Jury d'expropriation pour Tannée 1879

ARRONDISSEMENT DE REDON. _ Canton de Redon. _ MM.

1 Boucher (Félix), propriétaire, à Langon.

4 Gaultier (Jules), ancien notaire et maire, à Langon.

Cales et Ports

La Commission, réunie à la préfecture le 1er avril, a donné un avis favorable aux travaux projetés, qui comprennent : 1° l'approfondissement du bief de Redon ; 2° la construction de cales de débarquement, demandées par le Conseil général, aux petits ports de Port-de-Roche, de Fougeray, de Langon, de Beslé et de Pont-Chéant; 3° l'exhaussement du chemin et la réfection de quatre ponts de halage entre les bornes kilométriques nos 72 et 86. L'ensemble de ces travaux d'amélioration est évalué à 296,300 fr. _ Tous les projets de cales pour les petits ports, et qui figurent pour 48,300 fr. dans l'estimation ci-dessus, ont été approuvés par des décisions ministérielles spéciales, mais il n'a été jusqu'à ce jour alloué aucun crédit pour leur exécution.

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1879

Foire de la Sainte-Agathe

Le Conseil, conformément aux conclusions du rapport, autorise la création et le changement des foires et marchés ci-après :

Langon. Création d'une foire le 5 février.

Marais de Redon

M. Brice demande à poser une question à M. le Préfet.

Dans la session d'avril dernier, dit-il, le Conseil général a émis le voeu que M. le Préfet voulût bien demander à l'Ingénieur en chef des ponts et chaussées de faire des études sur les travaux nécessaires à l'assainissement des marais de Redon. Je demande où en est cette affaire. _ M. de la Vigne dit qu'il est chargé du rapport concernant cette affaire.

M. le Préfet donne lecture d'une lettre par laquelle l'Ingénieur en chef de la navigation de la Loire l'informe que, les études, dont M. Brice vient de parler, ne sont pas terminées. _ M. Brice dit qu'il s'attendait à cette réponse, parce qu'on ne peut rien obtenir de l'Administration des ponts et chaussées, absolument rien. On dit qu'il y a de grandes difficultés. En effet, il parait qu'on a entrepris de faire en même temps l'assainissement des marais de Redon et le dessèchement des marais de Massérac, qui se trouvent dans le département de la Loire-Inférieure. _ Ce n'est point ainsi que ces importants travaux doivent être compris; on doit les fractionner le plus possible. Ainsi, par exemple, en ce qui concerne la commune de Langon, l'on pourrait, à peu de frais, assainir ses marais, et leur donner une valeur considérable

De prier instamment M. le Préfet de hâter le plus possible l'étude des travaux d'assainissement et de dessèchement des marais de Redon, Bains, Langon, Sainte-Marie, Brain et Renac, tant pour rendre à la culture ces terres de première qualité, que pour mettre fin aux fièvres paludéennes qui sévissent continuellement dans ces communes;

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 1880

Subventions allouées par l'État

M. le Ministre de l'Intérieur et des Cultes a accordé, depuis l'année dernière, les subventions demandées par le Conseil général : . .

Pour églises 7.500f  _ Pour presbytères 1.000f _ Savoir :  à Langon (3,500 fr.)

...subvention pour mobilier scolaire. Les communes suivantes ont obtenu : Langon, 300 fr.

Bourse aux sourds-muets

« Messieurs, vous avez tous suivi avec un très vif intérêt les exercices des jeunes sourds-muets de l'institution de Rillé. Chacun de nous a été heureux de constater les merveilleux résultats obtenus par les dames institutrices de cet établissement; chacun de nous aussi a compris ce qu'il a fallu de patience, de dévouement et de fatigues pour arriver à ce prodige extraordinaire de faire parler les muets... _ Oui, Messieurs, nous pouvons dire que, « grâce à la méthode dite d'articulation des sons, nous avons entendu parler des sourds-muets. »

...votre lre commission vous propose : 6° D'accorder neuf bourses disponibles aux jeunes gens dont les noms suivent, et d'après,la date de leur demande. : _ 8. Daniel (Léon), Langon.

Projet de canaux

...Il convient toutefois de mentionner, d'après une note de M. l'inspecteur général Watier, du 4 février 1878, une autre solution possible indiquée par M. l'ingénieur en chef Krantz et consistant à partir de la Vilaine à Langon pour remonter la Chère vers Châteaubriant, puis, après un point de partage, redescendre dans l'Oudon à Segré. Les canaux bretons, qui passent à Redon, seraient plus rapprochés du point de départ dans la Vilaine, et le canal se relierait également bien au groupe des canaux angevins;

Chemin de fer de Châteaubriant à Ploërmel.

...D'après l'avant-projet qui a été approuvé par décision ministérielle du 14 juin 1880 et qui va être soumis aux enquêtes prescrites par le titre I de la loi du 3 mai 1841, ce chemin de fer entrerait dans le département d'Ille-et-Vilaine entre Rougé (Loire-inférieure) et Ercé (Ille-et-Vilaine). Il passerait à Bain et viendrait se souder à la ligne de Rennes à Redon à la gare de Messac. _ Après avoir quitté la station de Messac, il traverserait la Vilaine à l'aval du port de Messac et du port de Guipry et se dirigerait entre Pipriac et Lohéac, de manière à passer à peu près à égale distance de ces deux centres et à proximité de Lieuron ; de là il se rendrait à Maure et quitterait le département d'Ille-et-Vilaine à la rivière d'Aff, près de. Guer. Des stations sont projetées à Ercé-Teilley, à Bain, à Messac, à Pipriac-Lohéac et à Maure.

Mauvais état des écoles de l'Arrondissement de Redon

Voici, pour ne pas trop demander à la fois, les noms des écoles dont le mauvais état est particulièrement signalé dans les rapports des inspecteurs : _ Arrondissement de Redon. —Écoles de garçons de Noë-Blanche, Pancé, Plèchâtel, la Dominelais, Baulon, Saint-Senoux, Saint-Séglin, Bruc, Guipry, Lohéac, Saint-Just, Saint-Malo-de-Phily, Bains, Brain, Lalleu. Écoles de filles de Comblessac, Maure, Pipriac, Le Sel. Écoles mixtes de Campel, de Saulnières.

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1881

Marais de Redon. _ Dessèchement.

SÉANCE DU 27 AVRIL 1881

...au sujet du dessèchement des marais de Redon :

« Par sa lettre du 26 mars 1881, M. le Préfet d'Ille-et-Vilaine nous informe que M. le Ministre des Travaux publics demande quelle suite a été donnée à sa décision du 31 mars 1880 prescrivant l'étude d'avant projets et devis destinés à servir de base à l'instruction nécessaire pour arriver à l'organisation d'associations syndicales ayant pour objet le dessèchement et l'assainissement des marais de Redon. _ Ce travail exige, en effet, le récolement et l'établissement cadastral de plusieurs milliers de parcelles partagées en trois groupes, savoir :

Bassin de la Vilaine _ 1er groupe, commune de Redon. _ 2° groupe, communes de Sainte-Marie, Renac, la Chapelle-Saint-Melaine, Brain, Langon et Fougeray*. (*Fougeray : il s'agit bien entendu ici de Ste-Anne/Vilaine qui devient entité indépendante en 1880. i.e. la même année que la décision du 31 mars 1880 comme précisé ci-dessus. NDLR)

La division de la propriété rend les recherches d'autant plus longues que les limites séparatives des propriétés sont couvertes par les eaux pendant une notable partie de l'année. _ Enfin pour le 2e groupe de la Vilaine, le plan général est terminé ainsi que les plans parcellaires; on travaille à l'état matriciel qu'exige de longues recherches pour la détermination des noms des propriétaires par suite de l'extrême division de la propriété. _ On entreprendra ensuite les évaluations des travaux de curage.

INONDATIONS.

Les inondations qui, depuis quatre ans, semblent prendre le caractère d'un phénomène périodique dans le département d'Ille-et-Vilaine et dans les départements voisins, se sont reproduites pendant, le dernier hiver avec une intensité extraordinaire, notamment les 9 et 10 octobre 1880, le 26 octobre 1880 et les 28 et 29 janvier 1881. _ Aux circonstances climatériques exceptionnelles, qui sont la cause première de ces catastrophes, il faut, à notre avis, ajouter les progrès du défrichement et le développement de la vicinalité depuis 1875... En créant de nouvelles voies de communication, on crée en même temps des exutoires qui amènent avec une grande rapidité jusqu'aux cours d'eau le produit des eaux pluviales. Mais la crue du 29 janvier 1881, qui a dépassé toutes les précédentes, a atteint, sur tous les points du thalweg, sans exception, des proportions extraordinaires ; elle a soulevé des plaintes aussi vives et aussi légitimes à Cesson, Bruz, Pont-Réan, Goven, Chavagne, Langon, etc, qu'à Rennes...

SÉANCE DU 30 AOÛT 1881

Nous avons eu en 1880 et 188l des inondations de la Vilaine tout à fait exceptionnelles, qui ont causé un grand préjudice à certains quartiers de Rennes et aux riverains de la Vilaine jusqu'à Redon. Ainsi, à Guipry, des maisons ont été envahies, des maisons ont été démolies. _ Quand les habitants des communes riveraines se plaignent, on dit nous allons nous occuper de Rennes, nous verrons plus tard, quand le régime des eaux sera bien connu. On dit qu'il y aurait des dépenses élevées à faire, mais un gouvernement prévoyant doit trouver le moyen de faire face aux souffrances.

J'en appelle à M. Lelièvre, à M. Desmars, ils savent ce qu'on a souffert dans les communes de Guipry et de Langon.

Cales de débarquement

Les travaux de construction de deux cales de débarquement aux ports de Beslé et de Langon, montant à 18,300 fr.,ont été adjugés le 30 mars 1881. Un crédit de 13,000 fr. a été alloué sur l'exercice 1881.

Indigents

Communes Population Nombre des indigents Distribution de secours
BRAIN 689 120 150
LA CHAPELLE-ST-MELAINE 1357 178 256
LANGON 1923 158 1054

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1882

Bureau de Poste

Création de bureaux. — La commune de Langon, desservie par Brain-sur-Vilaine, va posséder d'ici à quelques jours un bureau de poste. _

Depuis le 1er juillet 1882, la commune de Langon, autrefois desservie par le bureau de Brain-sur-Vilaine, possède un bureau de plein exercice.

Maladies

« La rougeole a sévi dans les cantons de Bain, Fougeray et Redon. Tous les sujets atteints sont des enfants, à l'exception de 3 femmes de la commune de Poligné qui auraient succombé. Sur 327 enfants ayant eu la rougeole clans les communes de Bain, Poligné, Teillay, Saint-Sulpice-dès-Landes et Langon, 28 enfants on succombé à l'épidémie. _ » La variole, importée de Rennes, a sévi dans les communes de Guichen, Baulon, Goven, Laillè, Le Sel, a frappé 80 sujets, 38 hommes, 23 femmes et 19 enfants. Fort heureusement, cette épidémie n'a pas pris de grandes proportions, car elle a été relativement assez meurtrière ; elle a fait 15 victimes, 7 hommes, 4 femmes et 4 enfants ; — à l'exception de la provenance, aucun renseignement n'est fourni. _ •» Le croup n'a été signalé que dans la commune de Bain. L'épidémie, qui a duré deux mois, a été on ne peut plus meurtrière, puisque sur 18 enfants elle a fait 18 victimes. _ » La fièvre typhoïde ne s'est montrée que dans deux communes, Campel et Brain.. _ » La fièvre intermittente est rare à Bain cette année, elle est encore fréquente à Sainte-Marie et surtout à La Chapelle-Saint-Melaine, à cause des effluves du lac Murin. _

» Le Conseil renouvelle encore ses voeux pour le dessèchement de ces immenses marais de Redon, à l'aide d'un syndicat et de l'intervention de l'Administration. »

Gare de Fougeray-Langon

Voeu qu'il soit établi un abri à la gare de Fougeray-Langon,sur la lignede Rennes à Redon (avril 1882).

Suite : Un abri à voyageurs vient d'être construit (août) à Fougeray-Langon.

Projet de canal

Un projet de canal latéral à la Vilaine, de Beslé à Redon, est en voie d'achèvement, avec suppression du barrage de Redon, ce qui donnerait un plus libre cours aux eaux qui inondent les marais. Le projet sera soumis à bref .délai à l'examen de l'Administration supérieure.

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1883

Cales de débarquement

La deuxième partie de ce programme peut être considérée, dès aujourd'hui, comme complètement réalisée. En effet, sur les cinq cales projetées, trois, celles de Langon, de l'Ilette et de Port-de-Roche sont terminées, et les deux autres, celles de Beslè et de Fougeray, le seront cette année. Nous avons les crédits nécessaires pour cela.

Écoles

...62 écoles de hameau ont été reconnues nécessaires pour compléter l'ensemble de nos établissements primaires. Elles se répartissent ainsi :

Arrondissement de Redon. — 19 écoles,dans les communes de Bain, Bains, Baulon, Fougeray, Goven, Guichen, La Chapelle-Bouëxic, Guipry, Langon, Maure, Messac, Pipriac, Pléchâtel, Saint-Anne, Sainte-Marie, Sixt. _ Aux examens de 1883, il s'est présenté 1,990 élèves, parmi lesquels 1,266 ont obtenu le certificat. Ils sont répartis comme suit dans les sept circonscriptions : - Redon 206 présentés, 112 reçus.

Bourses aux sourds-muets

Jolivet (Claire), de Langon

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Interruption de la documentation pour les années 1884 à 1903 inclus.


1904

Édifices du culte. — Bâtiments scolaires.

Demandes de secours sur les fonds de l'État. — Délégation à la Commission départementale.

Construction d'une école de filles : Sainte-Anne-sur-Vilaine - Saint-Just -  Sixt  - Govcn - Langon

Agrandissement de l'école de garçons : Sixt - Langon

Projets de programme et itinéraires de conférences pour 1903-1904.

> 1° CHAIRE SPÉCIALE D'AGRICULTURE DE REDON

I. —Fabrication du cidre.—:A Sixt, Saint-Just, Ercée-n-Lamée, Langon.

II. — Mutuelles contre la mortalité du bétail. — A Chanteloup, Laillé, Lalleu, Guignen, Fougeray, Teillay, Guipry, Saint-Ganton, Bovel, Campel, Saulnières.

III. — Destruction des mauvaises herbes. — A Saint-Senoux, La. Noë-Blanche, Tresboeuf, Comblessac, Sainf-Sulpice-des-Landes.

Sur le rouissage* du  lin et l'incidence sur la faune aquatique

SÉANCE DU 25 AOUT 1904 981

M. DU HALGOUËT désire présenter une observation, non pas à propos de la mise à sec, mais en ce qui concerne la tolérance à accorder en faveur du rouissage du lin. Il ne faudrait pas que l'Administration des ponts et chaussées, qui réglemente déjà cette industrie d'une façon très sévère, prit une mesure plus dure encore en interdisant le rouissage. Dans la commune de Langon on fait le rouissage du lin sur deux points différents et personne .ne se plaint de la disparition du poisson dont l'adjudication a lieu tous les ans dans des conditions favorables. En réalité, on met tremper très peu de lin clans beaucoup d'eau et il n'en résulte aucun dommage pour le poisson.

* Rouir : Faire tremper pendant un certain temps dans l'eau les plantes textiles, afin de séparer la partie filamenteuse utilisable, de la matière gommo-résineuse qui en unit les diverses fibres. Rouir du lin, du chanvre. (NDLR)

JURY D'EXPROPRIATION

ARRONDISSEMENT DE REDON

Nombre des jurés : 36./ Canton de Redon. Jurés à désigner : 7. Désignés pour 1903-1904 : MM.

2. Bouvais (Auguste), régisseur, Langon

Échardonnage.

Messieurs, dans votre séance du 18 août dernier, vous avez signalé à l'attention de mon Administration le voeu émis par le Conseil d'arrondissement de Redon, au cours de sa session de 1903 (lre partie), en vue d'obvier à l'envahissement des chardons. J'ai l'honneur de vous communiquer l'arrêté que j'ai pris à cet égard, à la date du 15 février dernier, et qui donne satisfaction, par les mesures qu'il prescrit, au. voeu précité. _ Des exemplaires en placard de cet arrêté, qui a été publié au Recueil des Actes administratifs et affiché clans les communes, ont été adressés aux autorités chargées d'en assurer l'exécution.

AFFAIRES DIVERSES  - Sur le VAGABONDAGE

Le tableau ci-dessous indique, par arrondissement, le nombre des arrestations et condamnations pour vagabondage et mendicité pendant les années 1902 et 1903. Ainsi que vous vous en rendrez compte en le parcourant, l'année 1903 présente une amélioration appréciable de la situation : pour l'ensemble, 86 arrestations de moins que l'année précédente. Et si l'on fait seulement porter la comparaison sur les arrestations opérées en dehors des villes, on constate que le nombre en est inférieur de 46, malgré la surveillance active et incessante de la gendarmerie, toujours aussi zélée dans l'accomplissement de la tâche ainsi poursuivie. Le chiffre des condamnations s'est trouvé réduit dans des proportions analogues. _ Vous déciderez, en conséquence, Messieurs, s'il convient de continuer ou de dénoncer avant le 1er juillet 1904 le .traité passé avec le département du Loiret, pour l'envoi de mendiants d'Ille-et-Vilaine au dépôt de Beaugency. Porté à croire que l'atténuation signalée résulte en grande partie de l'emploi du moyen de coercition qu'il nous fournit, j'estime, pour ma part, qu'il ne serait pas opportun de le dénoncer. _ Il est à. présumer que le régime cellulaire de la nouvelle prison de Rennes, ouverte le 15 octobre dernier, ne manquera pas de contribuer, de son côté, à l'amélioration de la situation actuelle.

Sur la réglementation de la pêche

Le voeu des pêcheurs de Redon qui avait été formulé ainsi : Autorisation de pêcher l'anguille en tout temps, tant à la ligne qu'au carrelet à mailles de 10 m/m, recevrait une part sérieuse de satisfaction si l'arrêté prochain portait : « Autorisation de l'usage du carrelet à mailles de 10 m/m, » en dehors de la période d'interdiction du printemps, » dans la Vilaine maritime. » _ D'autre part, l'arrêté réglementaire interdit un autre engin de pêche encore dont l'usage séculaire est général chez les riverains des grands marais qui bordent, de Brain-sur-Vilaine à Redon, notre département, c'est la fouine. L'emploi de cet instrument, qu'on trouve mentionné dans les plus anciens documents est tellement inhérent aux moeurs des populations des communes riveraines de nos marais, que personne n'avait jamais imaginé jusqu'à ces temps. derniers, que ce procédé de pêche pût être défendu. Personne en conséquence n'avait prêté d'attention dans ces communes rurales, à l'interdiction récente de la fouine.

Nous avons recherché la date de cette interdiction. Elle ne remonte qu'à 1902, c'est-à-dire qu'elle figure pour la première fois clans l'arrêté réglementaire pour 1902, soumis à la session d'août 1901. Et cependant cette interdiction est d'une réelle gravité. Depuis des siècles, de très nombreux riverains, cultivateurs d'habitude, pêcheurs d'occasion, sans compter un très petit nombre de pêcheurs de profession, pratiquent sur nos marais la pêche à la fouine de l'anguille, et sans qu'on ait jamais constaté une diminution dans la quantité de ce poisson, en tirent une précieuse ressource pour l'alimentation de leurs familles. Les ménagères font sécher l'anguille, la salent et l'entassent dans des récipients, ce sont leurs conserves.

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1905

ECOLES

La Commission a émis un avis favorable, tant à l'approbation des projets scolaires présentés par les communes ci-après désignées, qu'à la participation de l'État dans la dépense occasionnée par la idéalisation de ces projets :

Langon. — Agrandissement de l'école de garçons.

Construction d'une école de filles.

Langon — — —

ÉTAT DE CLASSEMENT

par ordre d'urgence

DES DEMANDES DE SUBVENTIONS POUR CONSTRUCTIONS SCOLAIRES

dressé en vue de la répartition du crédit d'engagement de 1906.

SÉANCE DU 2 MAI 1905

M. THÉLOIIAN donne lecture du rapport suivant :

« Messieurs, vous avez été saisis du voeu suivant :  Les conseillers généraux soussignés : » Émettent le voeu que le train n° 364-7 de Rennes à Redon, dont le départ est fixé à 5 heures 11 du soir, vienne, à l'avenir, se croiser à la gare de Fougeray-Langon avec le train montant n° 328, qui part de Redon à 6 heures 35, et non plus à Messac, comme cela a lieu actuellement. » Cette modification présente, en effet, les plus grands avantages : » Non seulement les voyageurs d'au delà Messac seraient dispensés d'un arrêt forcé de 49 minutes, mais encore ceux à destination de Grand-Fougeray, arrivant à la gare de Fougeray-Langon en même temps que le courrier qui transporte les dépêches au train montant, pourraient profiter de sa voiture pour rentrer chez eux. - » Or, les voyageurs pour cette destination sont d'autant plus nombreux que le train qui partait autrefois de Rennes à 4 heures du soir a été remplacé, il y a un an environ, par un nouveau train dont le départ a lieu à 3 heures 19, c'est-à-cl ire beaucoup trop tôt pour que les hommes d'affaires et les commerçants puissent en profiter.

» Signé : BARROTIN, CHUPIN, Vte DE CIIANTÉRAC, DU HALGOUËT. »

A ce voeu est annexée une pétition des habitants de Grand-Fougeray couverte de 160 signatures. - Votre 2e Commission vous propose d'adopter ce voeu. » - Conclusions adoptées.

Contamination des eaux. - Rouissage du chanvre et. du lin.

« Messieurs, dans votre séance du 23 août 1904, vous avez demandé qu'un projet de réglementation du rouissage du lin et du chanvre vous fût soumis au cours de la session d'avril 1905. - Pour ce qui est de la vallée de la Vilaine, c'est précisément dans les boires et faux-bras que s'exerce principalement le rouissage. Cette industrie y présente, en effet, beaucoup moins de dangers que dans le lit lui même, où l'on peut se noyer en mettant le lin à rouir et où les crues d'eau peuvent l'emporter. On pourrait citer, notamment, l'étier de Langon, qui n'est qu'un vaste routoir, ce qui ne l'empêche pas d'être un réservoir très poissonneux dont la pêche est affermée par le propriétaire.

Pour montrer combien les nouvelles mesures proposées seraient vexatoires, je n'ai qu'à prendre un exemple près de moi. A Langon, les riverains de la Vilaine mettent rouir dans la rivière; mais les habitants du bourg et des villages voisins apportent leur lin à l'Etier de Langon, sorte de grande nappe d'eau stagnante. C'est une propriété particulière, et la pêche y est louée sans que jamais propriétaire ni locataire se soient plaints du rouissage.

Eh bien ! avec l'article 3 de l'arrêté proposé, il serait interdit d'y rouir, car après que les eaux d'inondation se sont retirées de la vallée de la Vilaine, et notamment à l'époque du rouissage, l'étier ne communique point avec la rivière...

ARDOISIERES

De même l'arrondissement de Redon produit des ardoises qui ne sont point à dédaigner, depuis les humbles ardoisières de Sainte-Marie jusqu'à celles de Riadan. La production de celles-ci, il est vrai, est intermittente, mais elle a eu et peut retrouver peut-être des heures de prospérité... Je demande que les ardoisières d'Ille-et-Vilaine soient admises au bénéfice de l'inscription aux cahiers des charges officielles.

(Approbations.)

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1906

Exhaussement partiel des cales de Langon et de Beslé.

Travaux adjugés le 7 avril 1906.

ENFANTS ASSISTÉS

« Je suis heureux de constater qu'une grande amélioration s'est produite dans le service de la protection des enfants du premier âge. C'est ainsi que le biberon à tube a disparu complètement, que les personnes chargées de garder les enfants ne leur donnent plus d'aliments solides avant que le médecin ne les ait  autorisées à en faire usage. De plus, je suis arrivé, à force de persistance, à obtenir que les enfants soient baignés au moins deux fois par semaine. C'est encore peu, mais le résultat est assez beau dans un pays où l'on craint l'eau pour les petits enfants. »

32° Circonscription. - Nombre d'enfants visités 8 - — décédés 1 - Mortalité : 12.50 %.

M, le docteur Gaultier, de Langon, ne présente aucune observation.

POSTES ET TÉLÉGRAPHES

Langon. — Un facteur auxiliaire est créé depuis le 16 avril 1906.

 

INSTRUCTION PUBLIQUE

Nous avons enfin procédé à la laïcisation de 16 écoles élémentaires de filles (Montfort, Talensac, Thorigné, Montreuil-sur-Ille, Meillac,,St-Benoît-des-Ondes, Bonnemain, Cherrueix, Coglès, Poilley, Romagné, Saint-Georges-de-Reintembault, St-Marc-le-Blanc, St-Sauveur-des-Landes, Langon, Mézières), 2 écoles mixtes (Petit-Fougeray, Coganne) et 2 écoles maternelles (Dol, Montfort).

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1907

INSTRUCTION PUBLIQUE

...création d'un nouvel emploi de professeur à l'école primaire supérieure de Redon (1', de celle de trois emplois d'adjoints à Feins (2>, Médréac <3> et Gaël <4>, et de huit emplois d'adjointes à Nouvoitou <5>, Rennes-Duchesse-Anne w, Cherrueix (7>, Saint-Marc-le-Blanc <8>, Saint-Sauveur-des-Landes<9>, Langon <10', Redon <"> et Gaël <12>.

Le poste d'institutrice adjointe devenu inutile à La Chapelle-Saint-Melaine, a été supprimé'13).

(10) Créé le 5 mars 1907; ouvert le 1er avril 1907.

 

REDON - PROBLEMES RECURRENTS...

Le Conseil émet les voeux suivants :

Que le mobilier de la sous-préfecture, qui est dans un état de délabrement complet, soit remplacé ou réparé s'il y a lieu.

Qu'en raison des évasions qui viennent de se produire dernièrement à la maison d'arrêt de Redon, une inspection sérieuse de l'immeuble soit faite par le service compétent et qu'un poste de 3e gardien soit créé, le personnel actuel étant insuffisant pour garder les nombreux prisonniers de passage à la maison d'arrêt.

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1908

ARDOISIERES EN PAYS DE REDON - SITUATION

 

PORT DE REDON - TRAFIC

Le port de Redon expédie surtout des farines et des poteaux de mines et reçoit de la houille et diverses marchandises.

Le mouvement de la navigation est indiqué dans le tableau ci-après :

 

CYLINDRAGE A VAPEUR  - Un document -

Arrondissement de Redon

Le Conseil émet le voeu que le cylindrage à vapeur soit effectué sur le parcours entier des chemins et non par sections interrompues, que, de plus, on fasse le cylindrage par moitié de la roule dans le sens de la longueur.

Réponse : Une nouvelle étude sur les sections d'aménagement du cylindrage a été faite et ses résultats seront appliqués en 1909. Dans cette étude, on a prévu le cylindrage de presque tous les chemins de grande communication de l'arrondissement de Redon, environ les neuf dixièmes.

SUR LA PRISON - SUITE de l'année précédente...

Le Conseil renouvelle le voeu précédemment émis au sujet de l'aménagement de la maison d'arrêt qui est actuellement dans un état déplorable, certains murs sont à peine solides et l'état de dégradation actuelle permettrait à des détenus entreprenants de renouveler les évasions qui se sont produites l'année dernière. Or, Redon est un point d'arrêt important pour le transfert des prisonniers.

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1909

UNE NOUVELLE FOIRE A LANGON

M. DE CHANTÉRAC donne lecture du rapport suivant :

« Messieurs, M. le Préfet a déposé sur le bureau le rapport suivant :

« Messieurs, par délibération du 22 mars 1908, le Conseil municipal de Langon a demandé la création d'une nouvelle foire qui se tiendrait, chaque année, au bourg, le 1er mardi d'avril. Les trois foires annuelles existantes ont lieu le 5 février au bourg, le 19 mars au lieu dit Chêne-Mort et le 15 mai à la Croix-Sainl-Michel.

Les conseils municipaux de 46 communes, situées dans le rayon de deux myriamètres déterminé par la réglementation, ont été consultés : soit 27 dans l'Ille-et-Vilaine, 15 dans la Loire-Inférieure et 4 dans le Morbihan. Vingt-six conseils municipaux d'Ille-et-Vilaine ont donné un avis favorable ; un n'a pas délibéré. Le Conseil d'arrondissement de Redon a également donné un avis favorable. Les Conseils généraux du Morbihan et de la Loire-Inférieure ' sont appelés à émettre leur avis sur la question au cours de la présente session.

J'ai l'honneur de vous soumettre le dossier, en vous priant, Messieurs, de vouloir bien, dès que les avis de ces deux assemblées départementales seront parvenus, prendre une décision au sujet de la demande dont il s'agit. »

« Au nom de votre 3° Commission, j'ai l'honneur de vous prier d'autoriser la création de la foire dont il s'agit. »

Adopté.

PONT DE BESLE

M. DU HALGOUET donne lecture du rapport suivant :

« Messieurs, l'attention du Conseil général n'est pas appelée pour la première fois sur la situation du pont de Beslé, situé sur la Vilaine, sur le chemin de grande communication n° 59, qui met en relations le département d'Ille-et-Vilaine et celui de la Loire-Inférieure et qui donne accès de notre département à la gare de Beslé. Établi en 1S66 sur l'initiative du Service vicinal de la Loire-Inférieure, comme pont à péage, et racheté par les deux départements en 1868, le pont avait été construit par la maison Joret, de Paris. _ On ne larda pas à reconnaître que l'ossature métallique de l'ouvrage est extrêmement faible, et qu'elle ne pouvait résister qu'à la faveur d'un poids de chaussée extrêmement réduit (platelage mince en charpente). Elle est hors d'état de supporter sans renforcements préalables, une chaussée d'empierrement reposant soit sur voûtes, soit sur plancher métallique. _ D'autre part, le platelage en charpente donnait lieu à des réparations en recherche continuelles et à des renouvellements en grand tous les cinq ans. Aussi les Ingénieurs en Chef d'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure estimèrent-ils, d'un commun accord, en 1900, qu'il y avait lieu :

1° Pour rendre l'effet des charges roulantes moins inquiétant, de concentrer celles-ci- sur le milieu de la largeur du tablier en rétablissant les trottoirs, prévus au projet, mais imprudemment supprimés en exécution.

2° De limiter par arrêté administratif à 4.000 kilogrammes tout au plus sur deux roues, les chargements qui fréquentent le pont.

Ces deux mesures vous ont été soumises par M. Rousseau, et approuvées par les deux Conseils généraux dans leur session d'avril 1900.D'autre part, il fut entendu en même temps que le service vicinal de la Loire-Inférieure mettrait à l'étude un projet de renforcement de l'ossature du tablier ayant pour objet de la rendre, s'il était possible, dans des limites raisonnables de dépenses, apte à supporter une chaussée d'empierrement. _ C'est donc depuis neuf ans que les études sont entreprises en vue du renforcement ou de la réfection du tablier. Elles viennent enfin d'aboutir. Là première solution a été envisagée : deux projets de renforcement ont été successivement étudiés par la Société des ponts et travaux en fer qui a succédé à M. Joret, constructeur du pont actuel, puis par M. Arnodin. _ Ces projets de renforcement avaient l'inconvénient de coûter presque aussi cher qu'un tablier entièrement neuf sans offrir les mêmes garanties de sécurité. Un projet de réfection complète en béton de ciment armé a été étudié par la maison Hennebique. Il était trop onéreux. Le Comité consultatif de la vicinalité a rejeté ces diverses propositions. Un projet de construction d'un tablier entièrement neuf a été étudié enfin par le Service vicinal de la Loire-Inférieure.

Par lettre du 19 avril dernier, M. le Ministre de l'Intérieur fait connaître que ce projet a été reconnu susceptible d'être approuvé sous des réserves de détail auxquelles il a été ou sera satisfait. Elle estime en outre que la réfection du pont de Beslé à la limite des deux départements, réclamée depuis des années par les voeux des assemblées délibérantes, et par le Commerce -et l'Agriculture entravés depuis dix ans par la limitation de la charge, est une oeuvre d'intérêt général et que pour la réaliser, il y a lieu de profiter des bonnes dispositions actuelles du Ministre de l'Intérieur et du département de la Loire-Inférieure. Elle vous propose en conséquence de l'inscrire au programme de 1910. »

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1910

SUR LA DISPONIBILITE DES TRAINS EXPRESS

Le commerce et l'industrie de Redon se développent beaucoup, il faut, les aider,

— Le. Conseil, d'arrondissement prenant en considération, sur la proposition de M. de Freslon et de M. du Bouëxic, les pétitions signées par de nombreux habitants, des communes de Langon et de Brain-sur-Vilaine, émet le voeu que l'on accorde aux voyageurs, la faculté de monter à la gare de Beslé dans tous les express qui s'y arrêtent, que ce soit les trains Rennes-Redon et vice-versa, à destination de toutes les gares où ces trains s'arrêtent. _ La gare de Beslé est devenue depuis la jonction en cet endroit de la ligne de Nantes-Rennes, une gare de grande importance. Un personnel nombreux y est attaché permettant de donner au service plus d'extension.

L'agriculture, l'exploitation des mines et des carrières, une briqueterie, une laiterie, un port fluvial donnent lieu dans cette localité, à de nombreuses transactions commerciales. Il est donc de toute utilité de faciliter le plus tôt possible l'accès de cette région aux agriculteurs, aux industriels qui y ont des intérêts fort sérieux.

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1911

SERVICE D'EAU

...avis favorable à la participation pécuniaire de l'État pour la réalisation des projets présentés par les communes ci-après désignées : Langon. — Service d'eau à l'école de garçons et au bureau de poste : 1.000 francs.

BOURSIER SOURD-MUET

"Messieurs, ainsi que vous l'indique le rapport de M. le Préfet, les notes des boursiers que vous entretenez à l'institution nationale des Sourds-Muets de Paris et à celle de Rillé sont en général satisfaisantes. _ Six demandes nouvelles ont été faites ; toutes sont dignes d'intérêt et votre première Commission vous demande de les accueillir. _ Ce sont pour Rillé : 5° Tarly* (Marie-Albertine), Langon 400 »»

Les demandes ci-après m'ont été adressées en vue de l'admission à l'instituion de Rillé des enfants dont les noms suivent : Quily*, Marie-Alberline, Langon 400.

* 2 Noms se terminant de façon identique et même prénom en commun (Albertine) peut-être la même personne ?

ECOLES

Ont été transformées en classes enfantines les deuxièmes  classes des écoles élémentaires de filles de Melesse(5), Pacé (H), Mendie (7), Tresboeuf(8) et la 3'' classe de l'école de filles de Langon(9).

POSTES

Le service de la distribution a été amélioré dans certains bureaux : A Louvigné-du-Désert, la tournée du facteur auxiliaire a été convertie en tournée titulaire ; une tournée locale auxiliaire a été créée dans chacun des bureaux de Saint-Domineuc et de Langon.

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