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Ceux du Grand-Clos (1944 - 1962)

Le Grand-Clos (Aquarelle)

Te souviens-tu de la maison de notre enfance, dans cette Bretagne qui fait partie de nous ?

Je la revois distinctement cette longue bâtisse sans étage, aux murs de granit, avec ses cheminées dépassant du toit couvert d'ardoises ... Devant, une large cour sur laquelle nous pouvions nous ébattre ou nous chamailler ... plus loin, c'était le jardin, très grand, avec ses allées terreuses séparant les carrés de légumes ... Rappelle-toi aussi nos tabliers d'école tachés par le jus des cerises lorsque c'était la saison ! Nous en mangions autant que nous en ramassions pour annoncer, ensuite, qu'elles n'étaient pas encore mûres !...

Nous n'avions aucun confort, l'argent était rare, l'eau se prenait au puits dans un grand seau en fer blanc que nous posions sur la margelle après l'avoir remonté à l'aide de la manivelle ! Mais, les rosiers l'encerclaient, les volubilis l'envahissaient et nos plus belles photos souvenirs ont été prises près de lui.

Lorsque revenaient les beaux jours, nous allions pêcher les anguilles et les gardons dans la Vilaine et préparions, fièrement, la friture pour le repas du soir ! Les jours de pluie, nous allions visiter le grenier à l'aide de la grande échelle aux barreaux vermoulus et fragiles, mais nous étions légers à cette époque ! Et quelle joie d'ouvrir les vieilles malles aux serrures rouillées contenant tant de trésors, depuis le costume du grand-père jusqu'aux rideaux jaunis dont nous nous enveloppions pour jouer aux fantômes ...

L'hiver était rude ; pour nous chauffer, il nous fallait récupérer le petit bois dans la forêt toute proche ; lorsqu'il flambait dans l'âtre, nous ajoutions une bûche et laissions les portes ouvertes à l'intérieur de la maison pour que la chaleur se propage le plus loin possible ...

L'école était loin ; nous partions chaussés de galoches, la tête enfouie sous un passe-montagne, les mains serrant au fond des poches la pomme ridée du goûter ... la glace s'accumulait sur les chemins et nous en cassions la fine pellicule d'un coup de nos semelles cloutées !

A la tombée du jour, nous étions si heureux d'y revenir vers notre maison ... La porte s'ouvrait et se refermait très vite derrière nous ; nous retrouvions alors les odeurs exquises du repas que nous allions prendre en famille : soupe de légumes mijotant dans la marmite, pommes de terre cuites sous la braise, châtaignes grillées claquant brusquement sous la brûlure des flammes ... C'était le festin de la journée ; nous mangions lentement en buvant du lait chaud, nous racontant notre journée ; puis, venait le moment où, les paupières lourdes de fatigue, nous nous enfoncions sous l'édredon et partions vers le pays des rêves sous la caresse du baiser maternel !

               "Ma Tendre Enfance" - Chapitre II

                      Annick Meynier  (Texte et tableau)

Blog : Mots en couleurs

 

Emile Dandé - Marie Chauvin (1935) - Bulletin Paroissial : Lire

 

Echo de Langon octobre 1946

 

Le patronage vient de perdre un de ses Membres les plus influents dans la Personne d'Emile Dandé. L'éducation qu'il avait reçu dans sa famille à la Foi profonde et solide l'avait fait un homme foncièrement droit, volontaire, juste, travailleur, dévoué, en même temps qu'un père de famille exemplaire. -Un homme engagé / Ouest Eclair 1932 -

Ses derniers moments passés sur terre furent édifiants pour tout son entourage, un mot venait souvent sur ses lèvres : MERCI. Nous garderons toujours gravées dans notre mémoire ses dernières recommandations…                 Abbé Gautier - Recteur

Ma tendre enfance

- Par Annick Meynier -

 

ORPHELINS

L'après-midi avait été éprouvant

Ele nous attendait, allongée sous son toit gris

L'ECLAIRCIE

Les jumeaux avaient rejoint Francette 

FACE A LA VIE

Je n'avais aucune idée

Comme je les revois

UNE FAMILLE 

Dans ma tête les souvenirs se bousculent

Il me revient en mémoire

Cet état léthargique ne me surprenait plus

LABORIEUX LOISIRS

Quand on est petit le temps...

A l'automne, nous étions très occupés 

J'appréciais les mois glacés

LES BLES D'OR

Lorsque venait le mois d'août

Mais, la halte était de courte durée

PECHEURS EN HERBE

Je me souviens également des parties de pêche

Au printemps, j'adorais ce moment

CAQUETAGES ET BABILLAGES

Mais, revenons à ma mère !

Nous eûmes la joie 

Elle devait rentrer le soir même

Le poulailler reçut ses hôtes

LA RUCHE

Cette année scolaire se déroula 

Pour nous habiller la tâche était rude 

PREMIERES VACANCES

Tout en se dépensant sans compter

L'été suivant...

Nous vous invitons dans notre maison

LA FETE

Au mois d'avril,

Pour ma soeur et moi ce mariage

LE SECOND ROLE

Autant que nous, notre mère 

 UN NOUVEAU DECOR

Lorsque je me mariai, au printemps 1958

Je logeais donc dans cette citadelle,

Depuis, j'ai appris à connaître 

Très souvent mes pas m'ont entraînée

LE PLI BLEU

Par une belle soirée d'été

AIMER

Ce recueil de mes souvenirs

En tisonnant le feu la flamme prolifère

EPILOGUE

L'Amour n'est-t-il pas le fil conducteur

 

Emile Dandé

- Mémoire d'un appelé 1926-27

- Sauviac 1938 - Carnet de bord

Marie Dandé

- Institutrice libre

  Robert Dandé

   - Lettre d'Algérie